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Gestion des flux migratoires : L’OIM vole au secours des postes frontaliers de Dakola, Madouba et Yendéré

mardi 18 octobre 2016

Le bureau pays de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Burkina Faso, a remis le mardi 18 octobre 2016, un lot de matériel pour l’équipement en système d’analyse des données et des informations migratoires (MIDAS) des postes frontaliers de Dakola, Madouba et Yendéré. C’est le ministre d’Etat en charge de la sécurité intérieure, Simon Compaoré, qui a réceptionné ledit matériel, en présence de l’Ambassadeur du Japon, des premiers responsables de la Gendarmerie et de la Police nationales.

D’un coût d’environ 120 millions de francs CFA, le matériel octroyé par l’OIM, est composé entre autre d’ordinateurs, d’antennes satellitaires Vsat pour la transmission des données migratoires en temps réel et de lecteurs de passeports et d’empreintes digitales. Ce matériel, à en croire le chef du bureau pays de l’OIM, Abdel Rahmane Diop, est totalement adapté au contexte des postes frontaliers du Burkina Faso. « Ni les coupures d’électricité, les poussières ne pourront empêcher leur fonctionnalité », a-t-il soutenu.

L’objectif à terme, à travers ce don de l’OIM, est de contribuer au renforcement des capacités des postes frontaliers dans la gestion des flux migratoires. « L’équipement en système d’information sur la migration et d’analyse de données (MIDAS) est un système qui permet la collecte, le traitement et le partage des informations sur les migrants.

L’analyse des données collectées permet d’évaluer l’ampleur des mouvements transfrontaliers afin d’ajuster l’affectation des ressources humaines et financières aux postes frontaliers », a expliqué M. Diop. MIDAS s’inscrit dans le cadre du projet : « Gestion Coordonnée des frontières au Niger, au Mali, en Mauritanie et au Burkina Faso », financé par le Gouvernement du Japon. Et selon le diplomate Nipon, Masato Futaishi, les récents actes de terrorisme dans la sous-région ont une fois de plus souligné l’importance de la gestion et la protection des frontières et de la coopération transfrontalière.

C’est pourquoi, « dans ce contexte, toute initiative régionale visant à renforcer la sécurité des frontières dans le Sahel mérite d’être soutenue ».

Le Ministre d’Etat Simon Compaoré, pour sa part, n’a pas tari d’éloges à l’endroit des donateurs du jour. « En ces temps durs pour les pays de la sous-région qui cherchent à bien sécuriser les populations et leurs biens, ce don en matériel est une aubaine. C’est d’une opportunité sur laquelle on ne peut pas discuter, tellement ça vient à propos. Nous disons merci au Japon et à l’OIM, qui grâce à ce geste va nous permettre de faire un travail scientifique, d’avoir des données biométriques et des traces », s’est réjoui le ministre. Il a rassuré que le matériel va être déployé très rapidement sur le terrain pour y être installé.

Simon Compaoré a aussi insisté sur l’entretien du matériel. « Une chose est d’avoir des équipements, une autre est de les conserver judicieusement pour que leur exploitation dure le plus longtemps possible. Le matériel doit faire l’objet d’une attention particulière. Je vais opérer des sorties sur le terrain pour voir de visu l’opérationnalité de ces équipements », a prévenu le ministre d’Etat.
La Direction de la Communication et de la Presse Ministérielle du MATDSI

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