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Discours d’ouverture de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement à l’occasion de la XIe Conférence des ambassadeurs et consuls généraux du Burkina Faso

lundi 27 juillet 2009

Ouagadougou, 27 juillet 2009

• Mesdames et Messieurs les Présidents d’institutions ;

• Messieurs les anciens Chefs d’Etat ;

• Mesdames et Messieurs les membres du Corps diplomatique accrédités au Burkina Faso ;

• Honorables invités ;

• Mesdames, Messieurs ;

C’est un agréable devoir pour moi de procéder ce matin, au nom du Président du Faso, Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, à l’ouverture de la XIème conférence des Ambassadeurs et des Consuls Généraux du Burkina Faso. A cette occasion, je voudrais souhaiter la bienvenue à Ouagadougou à tous nos dignes représentants à l’extérieur et saluer toutes les personnalités qui ont bien voulu honorer la présente cérémonie.

Henry Wotton, diplomate et poète Anglais disait, et je le cite : « Un Ambassadeur est un homme de vertu envoyé à l’étranger par son pays ».

La convention de Vienne de 1961 en son article 3 précise les fonctions ci-après de la mission diplomatique, dont l’Ambassadeur est le Chef :

-  la représentation de l’Etat accréditant ;

-  la protection des intérêts de l’Etat accréditant et de ses ressortissants, dans les limites admises par le droit international ;

-  la négociation avec l’Etat accréditaire ;

-  l’information par tous les moyens licites des conditions et de l’évolution des évènements dans l’Etat accréditaire, avec envoi de rapport à l’état accréditant ;

-  le développement des relations amicales, notamment des relations économiques, culturelles et scientifiques.

Ces fonctions à la fois aisées et complexes requièrent de nos représentants diplomatiques une constante mise à jour de leur connaissance des réalités mouvantes du pays tout comme ils ont aussi besoin d’être soutenus dans les différents ajustements que leur impose leur environnement d’accueil respectif. En instituant en 1998, la conférence des Ambassadeurs et Consuls Généraux du Burkina Faso, le Président du Faso a voulu créer un espace de concertation pour permettre à ces derniers de :

-  s’informer sur les avancées en matière de gouvernance politique et locale ;

-  s’approprier les politiques publiques de développement économique, social et culturel ;

-  échanger sur les bonnes pratiques de conduite des missions diplomatiques.

Je voudrais ici vous assurer de son attachement à ce cadre d’échanges et de partage et me féliciter de la régularité de la tenue des différentes sessions.

• Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs ;

• Mesdames et Messieurs ;

Le satisfecit prononcé par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine, au forum de Cotonou, en octobre 2008, sur le rapport d’évaluation, présenté par le Président Blaise COMPAORE dans le cadre du mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) raffermit le sentiment de fierté des Burkinabè quant à l’état de gouvernance dans leur pays. La paix, la stabilité politique et institutionnelle sont des avantages distinctifs qui alimentent utilement nos relations avec le reste du monde.

L’implication personnelle du Président du Faso, Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE vient toujours comme pour susciter et fortifier ces relations. Fort heureusement dans nos différentes missions diplomatiques, se trouvent des hommes et des femmes qui prennent des initiatives, qui ont une force de persuasion et qui rassurent. C’est vous Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, c’est aussi vous Mesdames et Messieurs les Consuls Généraux. Aussi, le Président du Faso me charge de vous traduire toute son admiration et toute sa satisfaction pour votre grande contribution au rayonnement du Burkina Faso. Il trouvera les moyens de vous le signifier de vive voix durant votre séjour.

De ce fait, notre pays a densifié son réseau d’amitié et de coopération à travers le monde. L’ouverture d’un consulat général à Niamey en 2007 et de celle d’une ambassade à Brasilia en 2008 en sont des illustrations tangibles.

La juste lecture que notre pays a faite de la dislocation du mur de Berlin en fin 1989 et de l’avènement de l’économie-monde, au début de ce nouveau millénaire, nous enseigne que les relations entre les Etats sont de plus en plus mues par des intérêts économiques réciproques et qu’il y a urgence à diversifier les partenariats économiques. C’est bien cette vision nouvelle qui a dicté la participation fort remarquée et appréciée de notre pays à de grandes rencontres internationales. Je voudrais nommer ici :

-  le sommet Turquie – Afrique tenu du 18 au 20 août 2008 ;

-  le sommet Inde – Afrique tenu les 8 et 9 avril 2008 à New Delhi ;

-  la conférence de Doha sur le financement international du développement tenue du 29 novembre au 2 décembre 2008 et ;

-  le sommet de la Francophonie tenu du 17 au 19 octobre 2008 à Québec.

Il reste clair que nous nous sommes employés à insuffler une dynamique nouvelle au partenariat existant. C’est dans cette optique qu’il faut relever l’organisation des journées économiques du Burkina Faso en France du 20 au 28 novembre 2008, le séjour du Président du Faso à Limoges du 30 mars au 02 avril 2009 et la signature entre le Gouvernement du Burkina Faso et celui de la République française, d’un accord sur la gestion concertée des flux migratoires et le développement solidaire le 10 janvier 2009. Le séjour du Président du Faso à Washington, suivi de la signature, le 14 juillet 2008, d’un programme de coopération avec le Gouvernement Américain à travers le Millenium Challenge Corporation s’inscrit dans ce cadre.

• Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs ;

• Mesdames et Messieurs les Consuls Généraux du Burkina ;

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, à travers son programme politique « Le progrès continu pour une société d’espérance », a appelé tous les Burkinabè à développer des initiatives novatrices et audacieuses pour l’édification d’un Burkina émergent c’est-à-dire un Burkina technologique, un Burkina industriel et un Burkina qui compte dans ses échanges avec le reste du monde. C’est bien dans cette perspective qu’il fonde toute sa conviction dans les blocs économiques homogènes non comme une alternative à la mondialisation mais comme un cadre d’émulation des entreprises nationales pour mieux aborder les compétitions internationales. Son investissement personnel à la tête de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) durant ses mandats successifs en 2007 et 2008 donne la pleine mesure de son engagement et de sa foi en ces deux institutions. Les avancées significatives en termes de parachèvement institutionnel, d’harmonisation des politiques fiscales et de la formulation de politiques sectorielles communautaires sont bien des raisons de fierté.

• Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs ;

• Mesdames et Messieurs les Consuls Généraux ;

La paix et la sécurité sont à l’évidence des conditions indispensables à la réalisation du développement durable. Le Burkina Faso s’est toujours montré disposé à partager cette conviction avec les autres Nations. C’est cette disponibilité qui donne tout le sens à la médiation au Togo et aux efforts inlassables consentis pour une sortie de crise en Côte d’Ivoire, à travers la facilitation du Dialogue direct inter ivoirien.

Ces engagements ont valu à notre pays :

-  premièrement, d’être élu membre non permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU. Au cours de son mandat il a activement contribué à la résolution des crises majeures en Afrique, au Moyen-Orient et au Proche-Orient ;

-  deuxièmement, d’être élu comme membre du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union Africaine pour un second mandat de 2 ans courant la période 2008-2010 ;

-  troisièmement, d’être sollicité pour son expertise. C’est à ce titre que notre compatriote Monsieur Djibrill Yipène BASSOLE, a été nommé Médiateur Conjoint ONU/UA pour le Darfour ;

-  quatrièmement enfin, d’être sollicité pour son expertise en sécurité militaire justifiant ainsi le déploiement d’un bataillon de casques bleus dans le cadre de la Mission de l’Union Africaine et des Nations Unies au Darfour (MINUAD).

• Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Consuls Généraux ;

La grande marque de considération et la forte crédibilité dont jouit notre pays a une exigence pour notre diplomatie. En effet, celle-ci doit désormais se doter d’une capacité de réaction et de réponses aux sollicitations à venir. Mieux elle doit pouvoir anticiper.

C’est pourquoi, je voudrais apprécier la pertinence de l’articulation de votre programme de travail autour de thématiques à même de vous permettre une appropriation des politiques publiques dans un environnement de crise financière et économique sévère.

Terminant mon propos, je voudrais ici renouveler mes appréciations positives pour l’habilité, le tact et le professionnalisme dont vous faites montre dans l’exercice de votre fonction de diplomate. Vous êtes le représentant personnel du Président du Faso. Vous devez l’avoir constamment à l’esprit et incarner avec enthousiasme et sens du devoir, les valeurs qui lui sont les plus chères à savoir entre autres : l’humilité, la discrétion et l’obligation de réserve.

J’attends particulièrement de vous, une mobilisation indéfectible pour contribuer au succès de la mise en œuvre du Programme quinquennal du Président du Faso, « Le progrès continu pour une société d’espérance » notamment son axe 6, relatif au « rayonnement international du Burkina Faso », qui permettra de promouvoir davantage l’image de notre pays dans le monde à travers :

 la consolidation de la place du Burkina Faso en Afrique et dans le monde ;

 la contribution à l’intégration sous-régionale et continentale ;

 la promotion de la paix et la sécurité dans le monde.

Pour ce faire, je vous exhorte à vous investir dans la prospection et la mobilisation des ressources indispensables et nécessaires à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

En tant que représentants du Burkina Faso auprès des autres Nations et peuples frères et amis, vous avez une mission noble et exaltante.

Je vous invite donc à travailler avec abnégation et esprit d’initiative au renforcement et au développement des relations du Burkina Faso avec les autres Etats et organisations internationales pour un plus grand rayonnement de notre pays.

C’est bien sur cet appel et tout en souhaitant plein succès à vos travaux, que je déclare au nom du Président du Faso, Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, ouverte, la onzième conférence des Ambassadeurs et Consuls Généraux du Burkina Faso.

Je vous remercie.

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