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Discours de Tertius Zongo à l’ouverture de la Xe Assemblée Générale des sociétés d’Etat consacrées aux EPE

jeudi 30 juillet 2009

Xe ASSEMBLEE GENERALE DES SOCIETES D’ETAT CONSACREE AUX E.P.E.

DISCOURS D’OUVERTURE DE SON EXCELLENCE,
MONSIEUR TERTIUS ZONGO,
PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT

Ouagadougou, le 30 juillet 2009

-  Mesdames et Messieurs les membres de l’Assemblée Générale des Sociétés d’Etat consacrée aux Etablissements Publics d’Etat ;

-  Mesdames et Messieurs ;

-  Honorables invités ;

Je voudrais avant tout propos, au nom de Son Excellence Monsieur le Président du Faso, Président du l’Assemblée Générale des Sociétés d’Etat consacrée aux Etablissements Publics d’Etat, souhaiter à tous et à toutes la bienvenue à cette dixième session.

En faisant l’option en 1991, pour l’édification d’une économie libérale et concurrentielle mettant l’accent sur la promotion du secteur privé comme moteur de la croissance économique, l’Etat choisissait par voie de conséquence de concentrer ses efforts dans les domaines qui relèvent de la fonction régalienne mais aussi dans des activités à caractère stratégique qui accompagnent utilement le développement du secteur privé. La création des sociétés d’Etat d’une manière générale et des Etablissements Publics d’Etat de manière spécifique procède de cette démarche. Comme vous pouvez vous en apercevoir, les principales missions de ces établissements consistent en priorité à répondre à des demandes sociales en matière d’amélioration de la qualité des ressources humaines et du cadre de vie.

Bien évidemment, ces réponses ont un coût que les établissements publics doivent judicieusement supporter au regard de la nature de leur financement. La gouvernance de ces entreprises est aujourd’hui un enjeu majeur dans un nouvel environnement caractérisé par une crise financière et économique aigüe et une raréfaction prononcée des ressources.

A cet effet, nous devons nous féliciter d’avoir institué ce cadre de dialogue et d’échanges de bonnes pratiques qui s’est révélé au fil des ans d’une contribution appréciable à la modernisation de la gestion de nos établissements publics. A ce propos, outre le suivi régulier des résolutions et recommandations, il importe de relever d’une part, l’adoption d’un régime financier permettant aux différents établissements de disposer désormais d’un cadre harmonisé de gestion budgétaire et comptable plus propice à leur évolution et d’autre part, la définition d’une nomenclature budgétaire cohérente au plan comptable ainsi que l’organisation des sessions de formation à ces nouveaux outils financiers et comptables au profit des cadres financiers de ces établissements.

-  Mesdames et Messieurs les membres de l’Assemblée Générale ;

-  Mesdames et Messieurs ;

Au cours de la présente session, sur un ensemble de soixante six (66) Etablissements Publics d’Etat, nous aurons à examiner les états financiers de soixante deux (62) établissements ayant produit des états financiers au titre de l’exercice 2008, contre cinquante neuf (59) établissements en 2007. Deux (02) établissements à savoir : l’Ecole de Formation et de Perfectionnement en Travaux Publics (EFP-TP) et l’Office National des Aires Protégées (OFINAP), présenteront des rapports d’explication et enfin, deux autres : l’Institut des Hautes Etudes Internationales (INHEI) et l’Office National de Sécurité Routière (ONASER), de création récente, participeront à titre d’observateurs.

L’examen de la situation financière de ces établissements en 2008, suggère les constats suivants :

-  les recettes totales en 2008 ont progressé de 27% comparativement à celles de 2007. Cette poussée exceptionnelle nettement au dessus de la moyenne des trois dernières années est bien la conséquence combinée de la forte augmentation d’une part, des subventions de l’Etat 34% et d’autre part, des recettes propres 46,5%. En effet, les subventions de l’Etat s’établissent à 56,64 milliards de francs CFA soit 60,51% des recettes totales ;

-  le recours aux emprunts s’est limité seulement à 1,81 milliard de francs CFA contre 5,79 milliards l’année précédente au regard de l’ambiance économique générale ;

-  en 2008, les dépenses totales se sont élevées à 74,5 milliards de francs CFA contre 65,9 milliards de francs CFA en 2007, soit une progression de 13,02%, bien en deçà du niveau de progression des recettes totales ;

-  la forte prédominance des dépenses consacrées aux établissements dans les domaines de la santé et de l’éducation confirme la volonté du Gouvernement de mettre en adéquation la disponibilité du personnel paramédical et enseignant avec les besoins suscités en la matière par la progression constante des formations sanitaires et scolaires dans la perspective d’une meilleure couverture de la demande sociale.

-  Mesdames et Messieurs les membres de l’Assemblée générale ;

-  Mesdames et Messieurs ;

Si j’en juge l’évolution de certains indicateurs significatifs, nous avons bien des raisons d’être satisfaits de la gestion de nos établissements publics en 2008 malgré la situation de la crise financière. L’excédent d’exécution budgétaire est ressorti à 8,75 milliards de francs CFA en raison des performances au niveau de la mobilisation des ressources dont le taux de recouvrement est de 93,83% mais aussi d’une meilleure maîtrise des différentes charges. Toutefois, il est à déplorer la baisse tendancielle du niveau d’exécution des dépenses se situant à 68,63% en 2008. Le taux global d’autofinancement s’est amélioré de façon continue sur les trois exercices écoulés. Il a atteint le niveau de 40,20% en 2008 contre 30,18% en 2007.

C’est bien le lieu pour moi d’adresser toutes mes félicitations aux différentes instances d’orientation et de direction des Etablissements Publics d’Etat pour la rigueur dont ils ont fait preuve au cours de cet exercice malgré un contexte économique et financier difficile.

Toutefois, il reste que nous devons nous interpeller sur l’urgence d’apurer les arriérés de paiement qui se sont accrus de 164% en 2008 comparativement à 2007. Une telle situation semble trouver ses explications dans la faiblesse du niveau d’exécution des dépenses malgré une bonne mobilisation des ressources. J’en appelle à la perspicacité de tous en vue de rendre le circuit de la dépense plus adapté aux exigences d’efficacité.

Terminant mon propos, je voudrais en votre nom à tous, féliciter le secrétariat pour la qualité des différents documents de base mis à la disposition de notre auguste assemblée et l’encourager à continuer d’apporter sans relâche son assistance à ces établissements. Dans cette perspective, je voudrais déjà l’inviter à prendre les dispositions qui conviennent en vue d’une meilleure définition et d’une harmonisation des indicateurs dans la perspective d’une appréciation plus à propos d’une part, du niveau d’exécution des activités des établissements publics et d’autre part, de l’état de réalisation de leurs missions respectives.

L’expérience acquise dans ce genre de rencontre qui gagne en maturité, laisse entrevoir des débats riches et fructueux et des recommandations et résolutions pertinentes susceptibles de contribuer à améliorer les pratiques de gestion de nos établissements et leur permettre de répondre aux attentes des populations.

Je vous invite par conséquent à observer la même rigueur et la même assiduité pour un plein succès à nos travaux.

Sur ce, et au nom de Son Excellence Monsieur le Président du Faso, Président de l’Assemblée Générale des Sociétés d’Etat, je déclare ouverte la dixième session de l’Assemblée Générale des Sociétés d’Etat consacrée aux Etablissements Publics de l’Etat.

Je vous remercie.

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