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ASCE : le professionnalisme, crédo des inspecteurs

vendredi 9 janvier 2015

Le cadre de concertation des organes de contrôle de l’ordre administratif a pris fin le mercredi 7 décembre 2015 à Bobo-Dioulasso. Les inspecteurs se sont résolus à conduire leur mission d’investigation avec professionnalisme, pour la sauvegarde des biens publics.

L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat (ASCE) a tenu son cadre de concertation du 5 au 7 décembre 2014 à Bobo-Dioulasso. Les 72 heures de travaux ont permis de faire le bilan des activités de 2014 et d’adopter le programme annuel de 2015. Les inspecteurs ont également bénéficié d’une formation sur les manuels de procédure. Le président de l’ASCE, Dr Luc Marius Ibriga, s’est réjoui, à la clôture du cadre de concertation, de la volonté affichée des inspecteurs à appliquer les différents manuels de procédure dans leurs investigations. En outre, Dr Ibriga a fait comprendre que de nouveaux défis s’imposent aux contrôleurs et exigent de leur part le professionnalisme. Selon le Dr Luc Marius Ibriga, les populations s’attendent à la promotion de l’imputabilité, de la transparence et l’amélioration de la performance de la gestion du secteur public. Les inspecteurs ont aussi apprécié la formation sur les modules de procédure. Selon Placide Marie K. Kaboré, inspecteur de service à la Direction générale de contrôle des marchés publics et des engagements financiers (DGCMEF), à travers les échanges, il y a des éléments obligatoires qui étaient jugés facultatifs dans la présentation du rapport d’audit. Il a cité notamment la synthèse et certaines annexes. Concernant le contrôle, M. Kaboré dit avoir apprécié l’harmonisation et la coordination des activités. Quant à Simone Compaoré de l’inspection générale des finances, la formation a été une bonne révision, eu égard au retard observé dans certains points, comme la tenue de dossier permanent. Le cadre de concertation a également permis aux inspecteurs de faire cas des difficultés auxquelles ils sont confrontés. Il s’agit notamment du manque de ressources humaines, de l’insuffisance et de la lenteur dans le déblocage des moyens financiers. D’ailleurs, les participants ont recommandé le déblocage des crédits au profit des corps de contrôle courant le premier trimestre de chaque année. De plus, ils ont souhaité la valorisation de leur statut. Par ailleurs, les participants sont revenus sur le fait que des personnes incriminées dans des rapports ne soient pas sanctionnées. En effet, l’exemple cité par l’un d’eux concerne le major d’un district sanitaire de Réo. Suivant ses explications, à l’issue d’un contrôle, un trou de caisse a été constaté. L’affaire aurait été jugée, mais le verdict parle de non lieu.

Autre situation également frustrante sont, selon les inspecteurs de service, les sanctions en-deçà de la faute commise, le piétinement ou la lenteur de la justice. Une situation qui résulterait de la politisation de l’administration. Avec le changement suite à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, M. Kaboré fonde l’espoir que les rapports vont aboutir. Pour sa part, Honorine Méda, inspectrice générale des services judiciaires, a expliqué que la lenteur de la justice constitue une garantie pour l’administré d’être bien apprécié. Selon elle, il faut que la justice prenne le temps de procéder à l’instruction du dossier. « L’ASCE fait les enquêtes, mais elle n’a pas à les qualifier. Tout ce qui guide la justice, c’est la présomption d’innocence. Elle demande de ce fait de donner du temps au juge afin qu’il suive la procédure », a-t-elle dit

Rabalyan Paul OUEDRAOGO

Sidwaya

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