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Campagne agricole 2009-2010 : Mettre l’accent sur les filières porteuses

lundi 6 juillet 2009

La campagne agricole 2009-2010 est un véritable défi pour les acteurs. Placé sous le thème : « Consolidation de la politique agricole par l’intensification et la diversification des filières porteuses », son lancement officiel est intervenu le vendredi12 juin 2009 à Padema, localité située à 75 km de Bobo-Dioulasso, dans la province du Houet.

En rappel, au sortir des dernières journées nationales de la programmation du MAHRH, les objectifs fixés pour la présente campagne étaient de produire 5 200 000 tonnes de céréales, soit une augmentation de 20% avec un accent particulier sur le riz qui devrait connaître une augmentation de 50% pour atteindre une production de 300 000 tonnes, contre 1 200 000 tonnes pour le maïs. Un véritable défi quand on sait par ailleurs que les prévisions pluviométriques ne sont pas très optimistes.

Toutefois, la campagne agricole 2009-2010 s’annonce dans un contexte national et international toujours marqué par la hausse des prix des produits agricoles.

En effet, malgré une production céréalière excédentaire de près de 800 000 tonnes en 2008-2009, les prix des denrées alimentaires n’ont pas connu une baisse significative et on assiste même à une flambée des prix de certains produits agricoles. Et, comme pour ne pas arranger les choses, les prévisions pluviométriques annoncent une saison moyenne qui exigera une forte adaptabilité des producteurs pour atteindre les résultats.

Pour les encourager, le gouvernement a décidé de continuer son appui en intrants agricoles.

Dans le domaine du riz, les engrais mis à disposition permettront de couvrir :
-  la production dans toutes les plaines aménagées pour les deux (02) campagnes humide et sèche ;
-  la production dans les bas fonds aménages ;
-  la production dans près de 25 000 ha de bas fonds non aménagés.

Pour le maïs, l’appui aux producteurs portera sur près de 25 000 ha et les semences seront distribuées pour toutes les productions.

Au total, ce sont 16 000 tonnes d’engrais, 11 000 tonnes de semences et du matériel agricole qui seront mise à disposition des producteurs dans les mêmes conditions que l’année dernière pour un coût d’environ 17 milliards de francs CFA portant à 35 milliards de francs consenti par l’Etat en deux ans pour soutenir les producteurs.
Pour la campagne agricole 2009-2010, le niébé et le sésame seront également au centre des préoccupations. Ces deux spéculations qui sont à cycle court et qui ne concurrencent aucunement les autres céréales, ont retenus l’attention du ministre en charge de l’Agriculture, Monsieur Laurent SEDEGO qui a exhorté les producteurs à s’adonner à leurs productions, sources de revenus substantiels.

Les journées nationales de la programmation avaient également prévues la production de 600 000 tonnes de coton. Mais, après analyse, cet objectif a été ramené à 573 000 tonnes. Là encore, le gouvernement, face à cet autre défi, va renforcer les capacités des sociétés cotonnières. Une subvention de près de 7,5 milliards de F CFA leur sera accordée afin de mettre à la disposition des cotonculteurs les engrais à moitié prix et apurer une partie de la dette interne des groupements de producteurs de coton. . Ce qui constitue « une véritable révolution dans le domaine de l’agriculture » a fait remarquer le ministre SEDOGO au cours de la cérémonie de Padéma.

Dans le même ordre d’idée et pour booster la filière, il a été crée le Projet d’Appui à la Filière Coton-Textile (PAFICOT) dont le lancement est intervenu au cours de la même cérémonie. Ce projet contribuera, entre autres, à la sécurisation et à l’accroissement des revenus des acteurs de la filière par l’amélioration de la productivité et de la compétitivité sur une base durable en améliorant :

-  les rendements et les coûts de production,
-  la diffusion de bonnes pratiques,
-  la promotion de la production de semences améliorées,
-  l’approvisionnement en intrant,
-  la réalisation de 850 km de pistes rurales,
-  la construction de 30 magasins de stockage, de 20 marchés ruraux…

D’un coût de 8 milliards 604 millions F CFA, ce projet doit toucher d’une manière directe ou indirecte l’ensemble des activités de la filière.
En souhaitant une bonne campagne aux producteurs le ministre SEDOGO leur a prodigués des conseils utiles pour la campagne qui s’annonce, les a rassurés de ce que leurs productions seront totalement enlevés après la récolte, avant de les exhortés a plus d’engagements dans le travail. Toutefois, il les invitera à l’utilisation intensive de la fumure organique, désormais considérée comme symbole d’identification du producteur, en lieu et place de la daba traditionnelle. En effet, on reconnaîtra désormais le bon paysan à sa capacité à produire et à utiliser la fumure organique.

DCPM / MAHRH

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