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DISCOURS DE SON EXCELLENCEMONSIEUR BEYON LUC ADOLPHE TIAO,PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT A L’OCCASION DELA CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA 13ème EDITIONDE LA RENCONTRE GOUVERNEMENT/SECTEUR PRIVE

mardi 8 octobre 2013

Monsieur le Gouverneur de la Région des Hauts-Bassins ;

Monsieur le Président du Conseil Régional des Hauts-Bassins ;

Mesdames et Messieurs les représentants des Partenaires techniques et financiers ;

Monsieur le Maire de la Commune de Bobo-Dioulasso ;

Madame la Présidente de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso ;

Distingués représentants du secteur privé ;

Mesdames et Messieurs ;

Mesdames et Messieurs ;

Avant tout propos, Je voudrais du haut de cette tribune, saisir l’occasion pour exprimer toute ma reconnaissance aux autorités administratives, politiques et coutumières de la Région des Hauts-Bassins et en particulier, à celles de la ville de Sya, pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité toute particulière, dont ma délégation et moi-même sommes l’objet depuis notre arrivée à Bobo-Dioulasso.

J’adresse également mes remerciements à Madame Alizéta OUEDRAOGO, Présidente de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso et àEl Hadj Dianguinaba BARRO, Président de la Section territoriale des Hauts-Bassins, pour leur engagement et leur appui constant à l’organisation de notre rencontre.
C’est l’occasion pour moi Madame la Présidente, de vous exprimer à nouveau toutes mes vives félicitations pour votre brillante élection à la tête de cette Institution. En vous renouvelant leur confiance, le monde des affaires reconnaît non seulement vos mérites personnels mais aussi votre leadership. C’est un honneur que vous faites aux femmes africaines et en particuliers burkinabè. Notre monde doit plus que jamais compter sur le genre pour évoluer. Plein succès à votre mission.

Madame la Présidente de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso ;

Le 21 juillet 2013 a eu lieu sur l’ensemble du territoire national, l’élection des membres consulaires avec un taux de participation de 79%. Ce taux de participation démontre le niveau de maturité et l’engagement de nos hommes d’affaires à travailler pour la prospérité de notre chère patrie.

Cette élection fut un franc succès grâce à la contribution de tous. Aussi, voudrais-je saluer l’esprit de grandeur qui a prévalu au cours de cet important scrutin qui consacre l’implantation de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina sur l’ensemble du territoire et sa grande ouverture à l’ensemble des opérateurs et secteurs d’activités de notre pays.

J’encourage donc l’ensemble des élus consulaires et plus particulièrement le Bureau Consulaire, à travailler en synergie avec tous les hommes d’affaires du Burkina Faso pour construire un secteur privé dynamique et innovant,en vue de relever le défi de la compétitivité au double plan régional et international dans ce contexte de mondialisation.

Je voudrais égalementrenouveler toute la gratitude du Gouvernement à l’ensemble de nos Partenaires techniques et financiers qui,au quotidien,nous accompagnent dans nos efforts de développement.

Mesdames et Messieurs ;

Instituéedepuis 2001 par la volonté de Son Excellence Monsieur le Président du Faso, la rencontre Gouvernement/Secteur privé vise à instaurer un cadre de dialogue permanent autour des questions majeures de développement afin de créer, dans notre pays, un environnement propice aux affaires.

Pour ce faire, le Gouvernementa mis en œuvre une série de réformes afin d’inscriredurablement notre économie sur le chemin d’une croissance forte, équilibrée et soutenue, gage d’un développement durable.

La réalisation de cette ambition est certes une œuvre collective, mais elle exige avant tout, un secteur privé dynamique, compétitif et pourvoyeur d’emplois.

Aussi, devons-nous travailler à renforcer sensiblement la compétitivité denos entreprises à travers une amélioration permanente du climat des affaires mais aussi, la gouvernance de nos entreprises,eu égard au tissu économique de notre pays constitué pour l’essentiel, de petites et moyennes entreprises (PME)dont la majeure partie relève de l’économie informelle.

L’économie informelle communément appelée « secteur informel », faut-il le rappeler, est une des principales composantes structurellesde nos économies en développement. Selon le Bureau international du travail (BIT), elle englobe 72 pour cent des emplois en Afrique subsaharienne.

Au Burkina Faso, le secteur informel représenteplus de 15% des actifs et occupe environ 74% de la population active urbaine. Sa contribution annuelle à la production nationale, y compris le secteur primaire, est supérieure à 50%.

Malgré cette forte contribution à l’économie nationale, ce secteur est caractérisé par un énorme déficit en matière de protection sociale, par de mauvaises conditions de travail et la précarité de l’emploi. Cette situation nous interpelle tous, sur l’impérieuse nécessité de réfléchir sur les mesures pertinentes et urgentes à prendre pour mieux accompagner les acteurs de ce secteur, et poser ainsi les bases d’une transition sûre vers sa formalisation. Une formalisation devenue incontournable si nous voulons : accroitre sa rentabilité, créer et consolider davantage de PME, démultiplier et stabiliser les emplois, mais aussi et surtout, renforcer la sécurité sociale et le bien-être des employés. Parmi les préoccupations majeures maintes fois exprimées et sur lesquelles il nous faut agir, on peut citer :

Le financement du secteur informel ;

La fiscalité ;

Le statut juridique ;

La formation des acteurs du secteur.

Aussi, je voudrais saluer le choix du thème de cette treizième édition de la rencontre Gouvernement/Secteur privé : « le poids du secteur informel : quelles stratégies d’intégration dans l’économie formelle ? »

Un choix très révélateur du rôle important joué par le secteur informel dans l’économie nationale et qui pose toute la problématique de l’accompagnement des acteurs de ce secteur vers l’économie formelle. Les statistiques rappelées ci-dessus l’attestent éloquemment : en tant que vecteur essentiel de la dynamique de développement de nos pays, le secteur informel est une chance à saisir pour établir un autre modèle de développement à travers un accompagnement conséquent vers la formalisation.

J’ai la ferme conviction qu’un secteur informel burkinabè, bien organisé et accompagné, du fait de son extraordinaire vivacité et de sa grande flexibilité, constitue un important vivier pour des PME formelles, dynamiques et compétitives.

Mesdames messieurs les participants, dans cette perspective, les employeurs et les travailleurs ont un rôle déterminant dans la mise en œuvre de toutes politiques et stratégies permettant de passer de l’entreprise informelle à celle formelle et d’atteindre ses objectifs, en termes de : création d’emplois, de lutte contre la pauvreté et de l’extension de la couverture sociale pour tous.

Mesdames et Messieurs ;

Le Gouvernement, en retenant ce thème, souhaitemener avec vousla réflexionafin de dégager des orientations stratégiques pour une transformation structurelle de ce secteur et son intégration progressive dans l’économie formelle à travers des mécanismes simples et clairement définis et, de manière participative par toutes les parties prenantes.

L’objectif visé à travers cet exercice est d’appréhender les principales causes de l’expansion de l’économie non-formelle, de proposer des pistes de solutions devantfaciliter et accélérerl’insertion des acteurs dudit secteur dans le giron des unités formellesen vuede renforcer leur contribution à la croissance et au développement économique et social de notre pays.

C’est assurément ainsi que nous parviendrons, grâce à l’adhésion et au soutien actif de tous les acteurs de la vie économique nationale, à développer et densifier un tissu de PME/PMI, innovantes, créatrices de valeur ajoutée et capables de s’adapter rapidement à la conjoncture nationale et internationale.

Permettez-moi de saisir l’occasion qui m’est offerte pour rendre hommage à l’ensemble desacteurs du secteur informelpour leurs efforts remarquables. Ils sont sans nul doute à côté de l’Etat, les principaux pourvoyeurs d’emplois et de richesses. Malgré les difficultés auxquelles ils sont confrontés dans l’exercice de leurs activités, ils ont toujours fait preuve de courage et d’abnégation au travail,en développant des initiatives permettant de créer des emplois et de générer des ressources pour assurer leur subsistance.

Mesdames et Messieurs ;

J’invite l’ensemble des participants, à faire des propositions concrètes pour engendrer les transformations et opérer les ajustements nécessaires aux fins destimuler les entreprises, encourager et convaincre les animateurs du secteur informel qu’il est tout à leur avantage de muter progressivement de l’informe vers le formel sans remettre en cause leur viabilité.

Le Gouvernement, je puis vous rassurer, travaillera sans relâche à lever les principales barrières à la formalisation des entreprises et à renforcer les acquis importants enregistrés en matière d’amélioration du climat des affaires pour mieux soutenir l’initiative privée.

Je reste persuadé qu’avec la franchise et la détermination qui ont toujours prévalu lors de nos échanges, des propositions judicieuses, pertinentes et réalisables nous seront faites dans le sens d’appuyer les acteurs du secteur informel dans leurmarcheirréversible de l’économie informelle à l’économie formelle.

J’ai bon espoir, qu’au terme de nos deux jours de travaux, les objectifs fixés seront pleinement atteints.

Mesdames et Messieurs ;

Je ne saurais terminer cette intervention sans saluer les acteurs du monde économique qui nous ont quittés depuis notre dernière rencontre. Vous permettez de citer le colonel Saye Zerbo ancien chef d’Etat qui a apporté aussi, sous régime, une contribution appréciable au développement de notre pays. Son engagement en faveur du secteur privé fut fort dans un contexte à l’époque difficile.
Je voudrais aussi rendre un hommage à un de nos opérateurs économiques intrépides que nous avons récemment perdu, je veux parler de Salif Déré. Dans la discrétion il a contribué au développement, de l’industrie et des services dont l’hôtellerie et les transports.
Puisse leur âme reposer en paix et que leur exemple serve de modèle à notre jeunesse.

Mesdames et Messieurs ;
Nos yeux sont tournés vers le Ciel que nous implorons afin que la saison pluvieuse qui a connu cette année des hauts et des bas se termine dans de meilleures conditions pour nos braves paysans et producteurs du monde rural.

Tout en souhaitant plein succès à nos travaux, je déclare ouvertles travaux de la treizième édition de la rencontre Gouvernement/Secteur privé.

Je vous remercie.

Bobo-Dioulasso, le 07 octobre 2013

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