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Accueil > À la une > Discours du Premier Ministre > Tertius Zongo face à la presse pour ses deux ans

Tertius Zongo face à la presse pour ses deux ans

jeudi 11 juin 2009

Rendre compte de l’action gouvernementale des deux années écoulées, fixer des perspectives, c’est l’objectif que s’est donné le chef du gouvernement ce matin au cours d’une conférence de presse avec l’ensemble des médias nationaux. Pendant près de trois heures et demie, le Premier ministre Tertius Zongo s’est voulu le plus pédagogue possible en répondant aux questions d’actualité comme la grève du SYNDEC, les délestages de la SONABEL et le plus réaliste possible sur les réussites et les difficultés de son gouvernement. En attendant d’y revenir, voici l’intégralité de son introduction de laquelle se dégagent la conviction, la méthode, la constance, l’engagement et le réalisme de Tertius Zongo.
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• Mesdames et Messieurs,
• Chers partenaires de la presse,

Voilà déjà deux ans que Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, Président du Faso, m’a honoré de sa confiance en me demandant de conduire l’équipe gouvernementale pour la mise en œuvre de son programme politique « Le progrès continu pour une société d’espérance ».

Je voudrais saisir cette occasion de bilan avec la presse, le deuxième du genre, pour rendre grâce à Dieu pour sa provision de tous les jours et surtout pour mes forces qu’il renouvelle et pour sa main bienveillante dans la conduite des actions.

Je cherche les mots qui conviennent pour exprimer toute ma reconnaissance au Président du Faso, Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, pour sa grande capacité d’écoute et ses directives bien avisées, fort déterminantes pour la réussite l’action gouvernementale.

A toute l’équipe gouvernementale, j’exprime mes sentiments de fierté et de satisfaction pour l’esprit de solidarité et de collégialité qu’elle a su cultiver et entretenir. J’ai toujours apprécié à sa juste valeur sa disponibilité et la qualité des réponses qu’elle a souvent apportées aux nombreuses sollicitations et à divers niveaux.

La période sous revue a été caractérisée par une grave crise financière et économique sans précédent. Celle-ci a dû mettre à rudes épreuves toutes nos prédictions de croissance et capacités d’ajustement. C’est le lieu pour moi de saluer la détermination et l’esprit de sacrifices et de renonciation de tous les acteurs de la vie nationale pour les initiatives qu’ils ont opportunément développées en soutien à l’action gouvernementale face aux attentes légitimes bien nombreuses et variées des populations. Le phénomène de la « Vie chère » est venu nous interpeller tout simplement sur l’urgence d’un réexamen en profondeur de notre système de production et sur la nécessité de modifier nos habitudes de consommation pour les rendre plus compatibles avec nos ressources et davantage tournées vers nos productions nationales.

Enfin, je salue l’important travail d’information et d’éducation citoyenne de la presse indispensable à la consolidation de l’Etat de droit. Les récentes décisions prises dans le secteur de l’information et de la communication telles que l’adoption d’une convention collective le 6 janvier et le lancement de la carte professionnelle le 4 mai 2009 de cette année, constituent des avancées rarement enregistrées dans notre région. Elles sont l’expression manifeste d’un souci bien partagé d’accélérer la professionnalisation du secteur dans l’intérêt bien compris de tous les acteurs : entreprises de presse et d’édition et journalistes de la presse privée notamment. Je réitère ici la volonté du Gouvernement d’accélérer le processus de relecture des codes de l’information et de la publicité dont l’aboutissement ouvrira nul doute d’autres perspectives à l’ensemble des acteurs publics et privés.

• Femmes et Hommes et de presse,

Je vous remercie encore une fois pour votre disponibilité habituelle et pour votre présence massive à cet exercice d’échanges francs qui a besoin d’être institutionnalisé. Je mesure en cet instant, l’intensité de votre désir de savoir en vue de remplir correctement votre contrat social d’informer juste les populations des villes et des campagnes, bref, l’opinion nationale.

L’exercice de ce jour, répond à un engagement, à une exigence de compte rendu. Toutefois, venant après le discours sur la situation de la nation, prononcée le 26 mars dernier devant l’Assemblée nationale, qui m’a offert l’opportunité de faire un bilan suffisamment exhaustif de la mise en œuvre des différentes politiques publiques, il ne me semble plus opportun de m’étaler sur les éléments de ce bilan. Je voudrai par conséquent, placer cette séance sous le signe du questionnement de l’action gouvernementale par les professionnels de la presse, relais de l’opinion nationale. En conséquence, mon exposé liminaire ira à l’essentiel en abordant les aspects ci-après :
-  Le politique ;
-  L’économique ;
-  Le social ;
-  Les relations du Burkina Faso avec le reste du monde.

Au niveau politique, il s’agit d’une brève évaluation du système national de gouvernance qui renvoie :
-  aux relations entre l’exécutif et le législatif et les autres institutions républicaines ;
-  au fonctionnement du système judiciaire ;
-  à la promotion des droits humains ;
-  à l’efficacité du système de sécurité publique ;
-  à la presse et aux libertés ;
-  et à la consolidation du processus de décentralisation.

S’agissant des relations avec les Institutions, vous vous souviendrez que dans mon discours sur la situation de la Nation prononcé devant la représentation nationale, le 26 mars 2009, J’appréciais la qualité et l’intensité de l’interaction entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif et l’engagement sans faille de ce dernier dans la conception, la mise en œuvre et le suivi des politiques publiques. Bien mieux, il vient d’adopter au cours de sa première session de l’année 2009, quatre projets de loi majeurs portant respectivement modification du code électoral, contribution de l’Etat au financement des partis politiques et des campagnes électorales, fixation des quotas pour les élections législatives et locales et, statut de l’opposition. Ces textes sont d’une grande portée pour la consolidation de la démocratie et placent nul doute le Burkina Faso dans le peloton de tête des pays qui se préoccupent de manière visible de l’équité selon le genre en politique.

Le partenariat que le Gouvernement entretient avec les autres institutions républicaines, est dynamique et s’intensifie. En effet, sous la clairvoyance de son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, Président du Faso, l’approche avec ces institutions a connu une importante innovation. Contrairement aux précédentes éditions, la remise des rapports publics est suivie d’une séance de travail entre le Gouvernement et chacune des institutions pour examiner les modalités de mise en œuvre effective des recommandations. Cette expérience effective en 2009 s’est révélée très efficace et à la satisfaction des différentes parties. L’Autorité Supérieure du Contrôle de l’Etat (ASCE) et la Commission de l’Informatique et des Libertés (CIL) viennent de satisfaire à cette obligation statutaire le 28 mai dernier après trois mois d’exercice pour la première et une année d’existence pour la seconde.

L’efficacité du système judiciaire est un indicateur clé du degré d’enracinement de l’Etat de droit. Dans le contexte actuel de mondialisation des échanges et de compétition économique, elle est aussi et de plus en plus, perçue comme un élément indispensable à la création d’un environnement attractif à l’investissement notamment privé et aux affaires. Aussi, au-delà des importantes réformes déjà entreprises dans le secteur, le Président du Faso nous a-t-il instruit d’y porter un regard spécifique. Les dispositions prises par le Gouvernement avec l’appui de certains partenaires techniques et financiers, devront répondre à cinq préoccupations majeures :
-  assurer une justice indépendante professionnelle, respectueuse de la hiérarchie attribut premier de cette indépendance ;
-  accélérer les décisions de justice en vue de rendre notre système judiciaire plus crédible et plus efficace ;
-  moderniser la justice par l’informatisation des principales chaînes judiciaires ;
-  améliorer les conditions de travail et renforcer les capacités humaines et techniques ;
-  réaliser des infrastructures suffisantes dans la perspective de se conformer aux normes carcérales.

La promotion des droits humains est indissociable de la consolidation de l’Etat de droit. Sur cette base, afin de permettre à tous les citoyens sans exclusion de jouir de leurs droits humains fondamentaux, le Gouvernement a entrepris de nombreuses actions dont la plus récente est l’opération d’établissement gratuite d’actes de naissance et de cartes nationales d’identité qui sont les principaux signes de citoyenneté et d’appartenance à une nation.

La sécurité publique est une revendication légitime des citoyens. En la matière, le Gouvernement a organisé ses interventions entre autres autour :

-  du renforcement des actions de lutte contre la criminalité, le grand banditisme, le trafic de drogue d’une part, par la présence permanente et dissuasive des forces de défense et de sécurité sous forme de patrouilles de surveillance et d’intervention sur les axes routiers du territoire national et d’autre part, par de vastes campagnes d’information et de sensibilisation avec la collaboration des organisations de la société civile ;

-  du renforcement des capacités opérationnelles des services de défense et de sécurité qui s’est traduit par l’acquisition d’importants équipement spécifiques divers et de moyens de mobilité au profit des forces de défense et de sécurité. En la matière, il faut faire mention de l’acquisition des aéronefs livrés le 14 mai dernier.

La décentralisation incarne la dimension participative du système national de gouvernance. L’option pour un processus intégral en 2006, a eu pour effet de responsabiliser les hommes et les femmes au niveau local à prendre en main leur destin de développement. L’allure de modernisation et de progrès amorcée par l’ensemble des communes urbaines et rurales, certes à des degrés divers, justifie la pertinence d’un tel choix. Il demeure néanmoins que ces collectivités locales ont besoin de renforcer leur apprentissage démocratique et leur capacité de gestion des ressources publiques locales.

• Mesdames et Messieurs les journalistes,

En dépit d’une conjoncture internationale peu favorable, les anticipations de croissance de l’économie nationale se sont établies à 5% en 2008 contre 3,7% en 2007 et de 1,1 point supérieur au niveau de croissance moyenne observé au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). A l’instar de la communauté, l’inflation a atteint le niveau record de 10,7% en moyenne annuelle contre -0,3% l’année précédente en raison de l’augmentation inattendue et disproportionnée des prix des produits alimentaires importés.

La relative vitalité de l’activité économique s’explique par le dynamisme du secteur primaire et secondaire. En matière de finances publiques, il ne fait aucun doute que le contexte de déprime économique générale est à l’origine du repli des recettes globales qui ont enregistré un recul de 1,3% par rapport à 2007 pour se chiffrer à 630,8 milliards de FCFA du fait du rétrécissement inévitable des ressources extérieures (dons et prêts projets). Les recettes propres quant à elles ont progressé de 9,9% en 2008 s’établissant à 483,8 milliards de francs CFA corrélativement aux efforts de renforcement des administrations fiscale et douanière et des mesures de resserrement des contrôles de la part de ces dernières. Les dépenses globales se chiffrent à 791,9 milliards de FCFA et les charges courantes à 455,2 milliards de FCFA contre 450,3 milliards de FCFA en 2007 soit un taux de progression de 0,01%, traduisant ainsi un effort appréciable de diminution du train de vie de l’Etat, en dépit des recrutements additionnels de personnels et des réaménagements opérés en cours d’exercice pour soutenir les actions entreprises dans le cadre de la lutte contre la vie chère et les initiatives visant à accroître la sécurité alimentaire. Au total les opérations financières de l’Etat ont dégagé au 31 décembre 2008, un déficit base engagements en amélioration de plus de 3 % par rapport à l’année précédente. La relative bonne tenue de l’économie Burkinabè a été fortement déterminée par :
-  la priorité affirmée au secteur agricole ;
-  les espoirs réels fondés sur l’industrie extractive ;
-  la réelle volonté de promouvoir un secteur privé dynamique ;
-  la totale adhésion aux infrastructures économiques accessibles et de qualité comme condition indispensable au développement durable ;
-  la mise à profit de toutes niches susceptibles d’accélérer de croissance économique et d’améliorer les revenus des populations.

La priorité affirmée au secteur agricole, s’est traduite en sus des actions classiques, pour la campagne 2008-2009, par divers appuis directs au profit des producteurs pour un montant de 35,5 milliards de francs CFA. La conjugaison de ces efforts fait ressortir le bilan ci-après :
-  4 200 000 tonnes de céréales dégageant un excédent de 713 000 tonnes ;
-  260 000 tonnes de riz paddy inscrivant ainsi le pays dans une bonne perspective de couverture totale des besoins nationaux à l’horizon 2015 ;
-  près de 450 000 tonnes de coton-graine dans un contexte de baisse tendancielle continue des cours mondiaux.

Des espoirs réels fondés sur l’industrie extractive : La vitalité du secteur secondaire en 2008, provient de l’émergence et de l’expansion de l’industrie extractive malgré la crise financière internationale. Le Gouvernement porte un grand espoir à l’industrie extractive ce qui a bien justifié les mesures d’amélioration de l’environnement des affaires dans ce secteur et notre adhésion à l’initiative pour la Transparence des Industries Extractives. Les résultats sont bien tangibles. Le Burkina Faso avec une production d’or de 5 500 kilogrammes fait désormais partie de la famille des pays miniers. Cette position devra encore s’améliorer avec l’achèvement des travaux de construction de deux autres importantes mines d’or. Mais il n’y a pas que l’or, il ya aussi le manganèse de KIERE dans le Tuy et le Zinc de PERKOA dans le Sanguié.

Une réelle volonté de promouvoir un secteur privé dynamique, l’option pour une économie libérale et concurrentielle exige des conditions propices d’émergence d’un secteur privé dynamique et compétitif. La volonté d’accompagner les opérateurs du secteur privé existe et s’est manifestée par le renforcement des mesures en vue d’une part, de réduire les délais et les coûts pour créer une entreprise et d’autre part d’alléger la fiscalité sur le secteur formel et informel et de rapprocher les investisseurs nationaux et étrangers.

Au total, le secteur privé a un bel avenir devant lui pourvu qu’il sache, en professionnel, mettre efficacement à profit les nombreuses opportunités qui se présentent à lui. Le Gouvernement réaffirme sa disponibilité et son accompagnement à travers les cadres de dialogue existants.

Une totale adhésion aux infrastructures économiques comme condition indispensable de réalisation du développement durable. Dans mon discours du 26 mars sur la situation de la Nation, je relevais l’importance de la qualité des infrastructures de communication et la performance du système de transport dans l’amélioration du niveau de compétitivité de l’économie nationale. C’est bien dans cette optique que se sont succédés les différents programmes de développement des infrastructures routières et de promotion des activités de transport. Aujourd’hui, il ya bien des raisons d’être fier. Le Burkina Faso dispose dans la sous-région de l’un des réseaux routiers le plus dense et aisément praticable.

Toutefois, la sécurité routière constitue toujours une réelle question de préoccupation. A cet effet, le Gouvernement a adopté une politique nationale de sécurité routière et mis en œuvre consécutivement l’Office National de Sécurité Routière (ONASER) et le Conseil National de Sécurité Routière (CNSR).

La mise à profit de toutes les niches susceptibles d’accélérer la croissance économique et d’accroitre les revenus des populations. Le Gouvernement a continué d’accorder toute l’attention voulue aux industries culturelle, touristique et hôtelière perçues à juste titre comme un véritable adjuvant au renforcement de la compétitivité de l’économie nationale. Il en est de même des services des technologies de l’information et de la communication facilitateur incontournable pour l’administration et le monde des affaires.

L’organisation réussie de la semaine nationale de l’internet démontre à dessein les grandes possibilités qui existent pour promouvoir les TIC en tant que moyens efficaces de développement économique et social.

• Mesdames et Messieurs les journalistes,

Dans le domaine social, au bout de deux années de mise en œuvre du programme politique du Président Blaise COMPAORE, « le progrès continu pour une société d’espérance », c’est avec humilité mais aussi avec grande fierté que je voudrais vous indiquer les améliorations bien tangibles observées au niveau de :
-  l’éducation ;
-  la santé ;
-  la protection sociale ;
-  la promotion de la femme ;
-  la promotion de l’emploi et de la jeunesse ;
-  l’habitat et le logement ;
-  et enfin le sport.
Au niveau de l’éducation : les différents ordres du système éducatif connaissent un essor appréciable consécutif à la mise en œuvre de la réforme de l’éducation avec le soutien constant des partenaires techniques et financiers.

L’effectif total des élèves du primaire a connu un accroissement de 12,1% passant de 1 742 439 en 2007-2008 à 1 953 312 en 2008-2009 dont celui des filles (46,4%) connaît une amélioration de près d’un point par rapport à l’année précédente. Les principaux indicateurs de base se sont sensiblement améliorés. Les taux bruts de scolarisation et d’admission sont respectivement de 71,2% et de 80,2%.

Malgré les importants efforts consentis par l’Etat et les organismes privés, le rythme de progression dans le secteur de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle demeure encore loin de toute attente. Le troisième Forum National sur l’Alphabétisation et l’Education non Formelle tenu du 02 au 06 décembre 2008 a ouvert des pistes de solutions pour l’accélération de l’alphabétisation.

Les effectifs de l’enseignement secondaire sont passés de 352 376 élèves à 423 520, soit un accroissement de 20% avec une proportion de 42% de filles. Les taux brut de scolarisation en 2007-2008 sont 27,4% dont 17,2% pour les filles au premier cycle et seulement de 7% dont 5% pour les filles au niveau du second cycle.

L’enseignement supérieur a connu ces dernières années une croissance extraordinaire avec l’expansion rapide de l’enseignement supérieur privé. En 2007-2008, ce Burkina Faso comptait 49 établissements d’enseignement supérieur dont 20 publics 24 privés laïcs et 5 privés confessionnels. Les effectifs des étudiants sont chiffrés à 42 000 environ en 2007-2008 et ceux des enseignants à 955.

Des efforts sont nécessaires pour une réforme en profondeur de l’enseignement supérieur public et un meilleur contrôle et encadrement de l’enseignement privé.

Dans le domaine de la santé, cette année encore, l’épidémie de méningite malheureusement récurrente du fait de la situation du Burkina Faso sur la ceinture méningitique, s’est manifestée mais moins durement que les années précédentes au regard de la capacité d’anticipation du système national de santé qui s’est véritablement amélioré en matière de lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles. Il faut noter aussi la survenue de la rougeole.

En 2008, le SNS a bénéficié d’un recrutement de près de 1 600 nouveaux agents, 40 médecins et 30 pharmaciens de sorte que plus de 76% des centres de santé et de promotion sociale (CSPS) répondent aux normes minimales en matière de personnel. L’accessibilité financière des populations les plus démunies aux services de santé est demeurée une préoccupation constante du Gouvernement.

En matière de lutte contre le VIH/SIDA, les efforts portent réellement fruit avec le recul du taux de séroprévalence qui s’établit à 1,3%.

La protection sociale et l’habilitation des populations les plus défavorisées constituent l’une des pierres d’angle du premier axe du programme politique du Président du Faso à savoir le développement du capital humain. La culture de la solidarité devient de plus en plus effective. L’organisation réussie au cours de l’année 2008, du mois de la solidarité et la promptitude observée dans les secours d’urgence en sont des signes évidents. Elle trouvera nul doute sa forme achevée dans la mise en œuvre de la charte nationale de solidarité nationale.

Dans ce domaine bien précis de la protection sociale, je voudrais ici faire mention de l’organisation fort réussie de la célébration de la journée nationale de lutte contre la pratique de l’excision à Kaya le lundi 25 mai 2009 sous le thème : « La volonté politique au centre de l’action pour l’atteinte de la tolérance zéro aux mutilations génitales féminines à l’horizon 2015 » Bien sûr que les faits marquants de cette manifestation ont été :
-  l’affirmation de l’engagement de Son Excellence Monsieur le Président du Faso dans la lutte contre pratique de l’excision : cet engagement public constitue un important élément de plaidoyer et de mobilisation sociale ;
-  la rencontre entre Son Excellence Monsieur le Président du Faso avec les leaders d’opinion au cours de laquelle ceux-ci ont renouvelé leur engagement à lutter contre une pratique qui en réalité n’a aucun fondement socio-culturel ni religieux.

Cette manifestation a dénoté une réelle prise de conscience et marque par voie de conséquence une certaine union dans la lutte contre les MGF. L’espoir pour la tolérance zéro en 2015 est bien possible.

Dans le domaine de la promotion de la femme, je l’ai toujours souligné avec conviction et détermination, le développement durable n’est envisageable que si les principes d’équité et d’égalité selon le genre sont effectifs. C’est bien dans cette perspective que le Gouvernement a élaboré une politique nationale genre suivant une démarche participative, dont l’adoption interviendra en 2009. De toute manière, l’engagement politique est bien manifeste au plus haut sommet de l’Etat. Cela s’est traduit par la tenue en novembre 2008 du forum national des femmes placé sous le très haut patronage de Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, Président du Faso. Plus concrètement encore, l’Assemblée nationale au cours de sa première session de l’année a adopté une loi portant fixation des quotas pour les élections législatives et locales. C’est une première en Afrique.

En matière de promotion de l’emploi et de la jeunesse, les programmes et instruments mis au point par le Gouvernement donnent des motifs de satisfaction. Ils sont au nombre de six. En 2008, ces différends fonds ont permis la formation de près de 20 000 jeunes à l’auto-emploi et généré 3 000 emplois permanents.

L’employabilité des jeunes, une priorité constante du Gouvernement, devra avec l’appui de la coopération taïwanaise, se concrétiser avec la réalisation prochaine du Centre de Formation Professionnelle de Référence de ZINIARE et d’un autre centre à vocation industrielle à Bobo-dioulasso pouvant accueillir 1 200 jeunes chacun. Il est aussi prévu la construction ou la réhabilitation et l’équipement de 11 centres régionaux de formation afin de porter les capacités de formation à 6 000 jeunes par an. Vis-à-vis de la jeunesse, il importe de relever que le Président du Faso attache du prix à la consolidation des canaux de dialogue avec celle-ci.

Dans le domaine de l’habitat et du logement, les résultats obtenus révèlent de véritables progrès dans la prise en charge et la maîtrise de notre processus d’urbanisation. L’adoption d’une Politique Nationale de l’Habitat et de Développement Urbain, de même que l’adoption de la loi portant promotion immobilière au Burkina en complément à la loi portant code de l’urbanisme et de la construction renforcent le cadre institutionnel et la coordination des actions.

Dans le cadre de la production de logements décents pour les populations, le Gouvernement a lancé le 24 juillet 2007 le programme 10 000 logements sociaux. Une première tranche de 264 logements a été réalisée en 2008 répartie entre les villes de Ouagadougou, Bobo-dioulasso, Koudougou et Fada N’Gourma et 100 logements programmés au titre de l’année 2009 dont 50 à Ouahigouya et 50 à Dédougou.

Dans le cadre de la modernisation du tissu urbain, il importe d’indiquer que les travaux de voirie du Projet ZACA se poursuivent normalement. Le bitumage des voies se fait actuellement avec grande intensité et très prochainement nous procéderons au lancement des travaux des premières infrastructures.

En matière de sports, je suis bien heureux de constater que des initiatives diverses sont prises au niveau national et des régions pour développer le sport de masse.

Au niveau des sports de compétition, je voudrais ici saluer la renaissance d’une certaine conscience responsable et de citoyenneté. Les sportifs burkinabé ont réalisé des performances appréciables sur le plan régional, continental et mondial au cours de la saison sportive 2007-2008 et nos Etalons continuent de nous faire vivre une aventure exaltante qui nous a déjà propulsé au rang de 7è nation africaine au niveau du football. Tous nos souhaits de succès les accompagnent.

• Femmes et hommes de presse,
• Mesdames et Messieurs,

Les relations du Burkina Faso avec le reste du Monde sont conformément à la vision de Son Excellence Blaise COMPAORE, Président du Faso, dictées par trois préoccupations majeures :
-  la promotion de la paix et de la sécurité internationales ;
-  la promotion de l’intégration régionale ;
-  la consolidation de la place du Burkina Faso dans le monde.

Nous devons nous réjouir en particulier du fait que les efforts constants et soutenus du Président du Faso, ont permis des avancées significatives et régulières dans le processus de paix en Côte d’Ivoire qui se sont particulièrement traduites par la fixation de la date du 29 novembre 2009 pour la tenue du 1er tour de l’élection présidentielle. Cette élection devrait restaurer une paix durable dans ce pays. Les conclusions de la 5ème réunion du Cadre Permanent de Concertation (CPC), tenue à Ouagadougou le 18 mai 2009, confirme ce nouvel espoir.

Point n’est besoin de s’étaler sur les actions diplomatiques au niveau de la sous-région, en Afrique et au niveau international tant les résultats parlent d’eux-mêmes. Aujourd’hui, le rayonnement diplomatique du Burkina Faso de même que la consolidation de sa place en Afrique et dans le monde traduisent la qualité du leadership du Président du Faso et la tradition d’ouverture et de sérieux du peuple Burkinabè.

• Mesdames et Messieurs les journalistes,

Les résultats que je viens de survoler sont le reflet des efforts que nous avons tous consentis. Oui, çà aurait pu être certainement mieux. Mais ne nous laissons pas aller à la critique facile. Il y a lieu de reconnaître le mérite du tous les acteurs à quel que niveau qu’ils se trouvent.

L’Administration publique encore réputée pour ses tares, est capable de changements qualitatifs pour redevenir l’outil de développement selon les attentes de tous. Elle est à l’école de l’apprentissage de la gestion axée sur les résultats. Malheureusement le temps nous dicte son autorité. C’est pourquoi dans le discours sur la situation de la Nation que j’ai prononcé le 26 mars 2009 devant l’Assemblée Nationale, j’invitais les différents responsables à :
-  promouvoir la « méritocratie » ;
-  traiter avec célérité des dossiers des agents publics ;
-  organiser avec plus de transparence et d’efficacité les concours de recrutement des agents publics ;
-  œuvrer à l’instauration progressive d’un certain « civisme » et au renforcement de la lutte contre la fraude et la corruption ;
-  veiller au renforcement continue des capacités de leur administration respective ;
-  mettre en place un environnement inclusif des agents publics.

Par la même occasion, je voudrais réaffirmer mon attachement et celui du Gouvernement à la vertu du dialogue social. Aussi, me plaît-il d’apprécier la régularité de la tenue des réunions de concertation Gouvernement/ Syndicats.

Le Gouvernement reste sensible à l’amélioration des intérêts matériels et moraux des travailleurs. De ce fait, il ne rompra jamais le dialogue constructif avec les travailleurs à travers leur organisation syndicale. Il est toujours disposé à poursuivre les discussions avec le Syndicat National des Enseignants et des Chercheurs (SYNADEC). Au regard des efforts déjà consentis et face aux nombreux défis de développement qui nous attendent tous, il invite ce syndicat à faire preuve de réalisme.

• Mesdames et Messieurs,

Un Burkina nouveau en progrès continu est réalisable si nous prenons tous la décision de nous débarrasser de nos paresses et de nos égoïsmes individuels pour une mobilisation effective et totale autour de cet objectif commun.

Du chemin a été parcouru, c’est pourquoi terminant mon propos, je voudrais ici réitérer mes remerciements à tous les acteurs de la vie nationale. Je tiens en cet instant solennel à adresser mes félicitations aux responsables des collectivités locales qui œuvrent tous les jours pour donner un sens véritable à la décentralisation. J’exprime toute ma gratitude à l’ensemble des partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent sans relâche.

Aux laborieux paysans, je leur renouvelle toute la disponibilité du Gouvernement et leur souhaite une bonne saison pluvieuse et une bonne campagne agricole 2009-2010. Dieu et les forces de la nature sont avec vous.

Aux élèves, étudiants et candidats aux divers concours et examens, je leur souhaite bonne chance en leur rappelant qu’être burkinabè, c’est être intègre.

Aux forces de défense et de sécurité dont les efforts et sacrifices divers confirment le Burkina Faso comme une place de sécurité et de paix, j’exprime ma gratitude et mes encouragements.

A vous tous, citoyennes et citoyens du Burkina Faso, merci pour votre constante mobilisation.

Que Dieu bénisse le Burkina Faso !

Je vous remercie.

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