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Economie : Lutte contre la vie chère et renforcement de l’environnement des affaires

lundi 8 juin 2009

Les mesures conjoncturelles prises par le gouvernement pour juguler les effets de la vie chère se sont transformées en des décisions structurelles pour mieux atténuer l’impact des différentes crises (alimentaire, énergétique, financière) sur une économie nationale déjà fragile.

Dès son installation en juin 2007, l’équipe gouvernementale dirigée par Tertius Zongo n’a pas mis du temps à avoir son baptême du feu. La vie chère caractérisée particulièrement par la hausse soudaine et généralisée des prix des produits de grande consommation a entraîné ce que l’on a qualifié « d’émeutes de la faim » dans les grandes villes telles Bobo-Dioulasso, Ouagadougou, Ouahigouya…

Face à cette grogne sociale exaspérée par une inflation estimée à 10,7%, le gouvernement a revu ses projections de croissance économique pour prendre des mesures radicales à même de réduire la hausse des coûts de première nécessité. L’atténuation du fardeau de la consommation sur les citoyens porte sur la réduction ou la renonciation de certaines taxes fiscales et douanières.

L’Etat a consenti sept mois de suppression de droits de douane et/ou de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur des produits importés tels le riz, les pâtes alimentaires, le lait, le sel, les préparations alimentaires de base pour enfants, la semoule de blé… Le gouvernement a également supprimé la TVA à la vente sur le savon, les huiles et pâtes alimentaires produits localement. Toutes ces mesures prises pour contrer l’inflation ont engendré une perte de cinq milliards de F CFA pour le budget de l’Etat.

Toutefois, le souci d’encourager la consommation guide le gouvernement de Tertius Zongo. Après une évaluation de l’impact des facilités accordées jusque-là sur l’inflation, il a maintenu les concertations avec les industriels, les commerçants et les importateurs dans une dynamique d’application de prix supportables pour le consommateur et la recherche de solutions pérennes à la crise alimentaire.

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Près de 20 milliards ont été investis dans la subvention des hydrocarbures

Le soutien à la consommation s’est accompagné par une volonté d’alléger la facture énergétique. C’est la bagatelle de 19,46 milliards F CFA qui a été consacrée à la subvention des hydrocarbures (DDO et Fuel notamment) et à la stabilisation du gaz butane. Ces efforts considérables ont permis à la Société nationale d’électricité du Burrkina (SONABEL) de mieux assurer ses missions de service public en appliquant des coûts raisonnables du kilowatt/heure pour le consommateur et en accroissant ses investissements en faveur de l’électrification. La Nationale de l’électricité a entrepris de grands chantiers d’interconnexion entre les villes du pays d’une part, entre le Burkina Faso et des pays voisins (Côte d’Ivoire, Ghana) d’autre part. L’interconnexion entre Bobo-Dioulasso et Ouagadougou appuyée par la construction de la construction d’une grande centrale thermique à Komsilga dans la banlieue de la capitale ainsi que le renforcement des capacités et des installations de la Société nationale burkinabé d’hydrocarbures (SONABHY) aussi bien à Bingo qu’à Péni visent à réduire la pauvreté énergétique du pays et à alléger la facture de l’électricité.

Climat des affaires : les fruits du dialogue

La mise en œuvre des résolutions issues des rencontres annuelles gouvernement/secteur privé, initiées voilà bientôt une décennie, ont permis de jeter les bases d’un climat des affaires compétitif au point que le Burkina Faso vient d’être classé l’un des pays les plus réformateurs dans le monde.

L’adoption du Code du Travail, l’amélioration du Code des investissements, la relecture du Code général des Impôts ont considérablement assaini le climat des affaires au Burkina Faso. Le dialogue permanent que le gouvernement entretient chaque année au mois de juillet avec le secteur privé s’est révélé fécond. En une décennie de concertations tous azimuts bien de reformes ont été initiées en faveur des investissements et de l’entreprenariat privé. En consentant la réduction de certains impôts tels celui sur les Bénéfice industriels et commerciaux (BIC) de l’ordre de 30 à 35 % et en cédant certaines de ses prérogatives à la Maison de l’Entreprise –une association de plus de 600 entreprises- l’Etat a favorisé la création des entreprises.

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Inauguration le 11 mai 2009 du nouveau siège de la Maison de l’entreprise dans la dynamique du renforcement de l’environnement des affaires

La mise en place du Centre de formalités des entreprises (CEFORE) a réduit les délais et les frais d’ouverture d’une entreprise. Avant, le processus de création d’une entreprise au Burkina Faso s’étalait sur 32 jours, nécessitait une dizaine d’étapes avec des frais estimés à 500 000 F CFA. Avec la création du CEFORE, les délais sont aujourd’hui de sept jours ouvrés pour un coût évalué à 60 000 F CFA. Ce sont plus de 3 000 entreprises qui ont vu le jour en 2008 à Bobo-Dioulasso et Ouagadougou.

La promotion de l’entreprise s’appuie ces dernières années sur un certain nombre de dispositifs intervenant dans un modèle de guichet unique. Au nombre de ceux-ci, il y a les Centres de gestion agréés (CGA) et le Centre d’arbitrage, de médiation et de conciliation (CAMCO. Le premier s’inscrit dans un souci de promouvoir une bonne gouvernance d’entreprise à travers la tenue des comptes, la fourniture d’un certain nombre de services en termes de formation ou de conseils pour renforcer les capacités. Tandis que le second dispositif permet aux opérateurs économiques de gérer entre eux leurs litiges commerciaux. Les statistiques établies par la CAMCO indiquent que de nombreux dossiers ont été enrôlés et ont trouvé des solutions heureuses. Le centre a permis de régler des affaires parfois difficiles portant sur des milliards de F CFA.

Au vu de ces progrès, le gouvernement a décidé d’étendre les attributions du CEFORE en y ajoutant en mars 2009 celles lui permettant de recevoir et de traiter les requêtes portant sur les modifications de statuts et règlement intérieur des entreprises. « Ces progrès sont ressentis au niveau international puisque le classement de notre pays par rapport à ces indicateurs a fortement évolué », apprécie Issaka Kargougou, directeur général de la Maison de l’Enterprise du Bukina Faso (MEBF).

Toutes ces reformes tendant à mettre le climat des affaires en conformité avec les conventions relatives aux normes internationales, ajoutées à l’adoption d’un nouveau code de travail, ont valu au Burkina Faso d’être classé parmi les dix meilleurs pays réformateurs du monde et des cinq en Afrique par le rapport « Doing Business » de la Société financière internationale (SFI).

Ces avancées enregistrées tant au plan structurel que juridique ont accru le nombre des entreprises et le volume des investissements. Avec l’adoption d’un code minier attractif et la création du centre de facilitation des actes de construire (CEFAC), le pays connaît un essor dans ces deux domaines.

Le gouvernement continue d’explorer avec le secteur privé de nouvelles formules capables de traduire la volonté de bâtir un pays émergent. Cet idéal s’accompagne d’un souci de développer un réseau routier fiable reposant sur des voies répondant aux normes internationales et sur une sécurité routière renforcée, l’aménagement de sites propices à la construction d’usines (travaux de la zone d’activités diverses à Ouagadougou) et au traitement du fret (la construction du port sec de Bobo-Dioulasso).

www.gouvernement.gov.bf

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