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Discours de son excellence monsieur Beyon Luc Adolphe Tiao, Premier Ministre, Chef du Gouvernement A l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la 55ème session de la CONFEMEN

mardi 4 septembre 2012

Le Burkina Faso se réjouit d’accueillir les présentes Assises sur l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels. C’est pourquoi, avant tout propos, j’adresse notre gratitude et nos encouragements à Monsieur le Président de la CONFEMEN et à Monsieur le Secrétaire Général de l’OIF pour le choix porté sur notre pays pour abriter cette 55ème session de la Conférence des Ministres de l’Education des pays ayant le français en partage (CONFEMEN).
Au nom du Gouvernement et du peule burkinabè, je souhaite la bienvenue à chacune et à chacun des Ministres en charge de l’Education et/ou de la Formation professionnelle des Etats et Gouvernements membres de la CONFEMEN et de la Francophonie, aux éminentes personnalités représentant des institutions internationales, ainsi qu’aux membres des délégations qui ont effectué le déplacement de Ouagadougou pour prendre part aux présentes assises sur l’Enseignement et la Formation Techniques et Professionnels.

Mesdames et Messieurs, honorables invités,

Toute société en progrès, toute nation en émergence ne saurait occulter la question de l’insertion socio-économique des jeunes. Je comprends aisément le choix porté par la présente rencontre sur les compétences professionnelles et techniques nécessaires pour une meilleure insertion socio-économique des jeunes. Dans les pays développés comme dans les pays en développement, les jeunes, de plus en plus nombreux et à la fois espoirs et inquiétudes, sont demandeurs d’éducation et de formation qui répondent aux contextes socio-économiques en constante mutation. Il incombe aux décideurs et aux différents responsables de l’Enseignement et de la Formation d’opérer les changements utiles pour répondre aux réalités et aux exigences du marché du travail.

Mesdames et Messieurs, honorables invités,

Pour transformer les jeunes en acteurs de développement, il revient aux Etats de proposer des programmes éducatifs qui intègrent les dimensions professionnelles, techniques et même technologiques. Si les enseignements fondamentaux demeurent pertinents, il apparaît également pertinent de nos jours d’encourager et de promouvoir l’enseignement technique et professionnel pour répondre à la demande de plus en plus croissante d’artisans de l’ère technologique.
La rentabilisation du potentiel des jeunes passe par la valorisation du capital humain. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la vision de Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, Président du Faso, qui, dans son programme quinquennal 2010-2015, soutient que « les évolutions sociales, techniques et technologiques font aujourd’hui plus que jamais de la ressource humaine le socle d’un développement social harmonieux, durable et auto-entretenu. La qualité de toute production étant liée au degré de qualification et d’organisation du capital humain, faire de celui-ci un facteur de développement, c’est assurer la qualification des ressources humaines ».

Mesdames et Messieurs, honorables invités,

Afin d’encourager l’insertion socio-économique des jeunes, le Gouvernement burkinabè, sous l’impulsion du Président du Faso, conduit actuellement un programme ambitieux de création d’emplois pour les jeunes et pour les femmes. Ce programme spécial de plus de 10 milliards de francs CFA soit 20 millions de dollars sur trois ans est destiné aux acteurs économiques urbains er ruraux dans tous les secteurs de production. Il existe un lien étroit entre ce programme et le développement de compétences professionnelles et techniques pour faciliter l’intégration des jeunes au marché du travail. Pour cela, le Ministère en charge de la jeunesse et de la formation professionnelle est le maître d’œuvre de la mise en œuvre de ce Programme spécial de création d’emplois pour les jeunes et pour les femmes (PSCE).
La mobilisation des différents acteurs, tant du monde de l’éducation que du monde du travail, des collectivités territoriales et de la société civile, permet la prise en considération des attentes et des besoins de la population ainsi que des entreprises autour d’un projet de société partagé et en continuelle progression.
Il s’agit de créer un mouvement d’ensemble où la jeunesse, de valeur pleinement renforcée, libère tout son potentiel et provoque un changement positif dans tous les secteurs de l’économie et de la société. En cela, vous le savez bien, l’insertion socio-économique des jeunes revêt une importance stratégique pour une relève crédible, pour une économie dynamique et pour une société de paix et de stabilité durables. Pour ce faire, il nous faut nécessairement développer et renforcer leur employabilité par l’acquisition de compétences appropriées qu’offre la formation professionnelle et technique.

Mesdames et Messieurs, honorables invités,

Lors des assises sur l’Enseignement et la Formation Techniques et Professionnels organisées à Bamako en 1998, les Ministres avaient adopté des éléments de politiques et d’orientation de la formation professionnelle en Francophonie. Un cadre d’action de l’Enseignement et de la Formation Techniques et Professionnels avait été élaboré pour servir de guide aux Etats et aux Gouvernements ainsi qu’aux Partenaires Techniques et Financiers. L’Union Africaine a, en novembre 2006, recommandé l’intégration de la formation professionnelle dans le système général de l’éducation et proposé une nouvelle stratégie de développement de l’Enseignement et de la Formation Techniques et Professionnels en Afrique.
Toutes ces initiatives traduisent le désir profond de donner une impulsion particulière au développement du capital humain.
C’est pourquoi le Burkina Faso s’est engagé dans un processus de modernisation de son système éducatif par l’adoption de la Loi d’Orientation du 30 juillet 2007. Cette dernière constitue le fondement légal et juridique de la réforme actuelle du système éducatif burkinabè. Ce processus de modernisation s’est poursuivi sur les plans institutionnel et législatif par l’adoption de la Politique Nationale de l’Enseignement et de la Formation Techniques et Professionnels (PN/EFTP), le 19 septembre 2008, par la création de ministères spécifiques en charge de l’Enseignement et de la Formation Techniques et Professionnels en application des recommandations de la communauté internationale et des assises de l’OIF et de la CONFEMEN.

Mesdames et Messieurs, honorables invités,

La refondation de l’Enseignement et de la Formation Techniques et Professionnels est une démarche qui est exigeante en termes de prospective adéquate et de rigueur dans la définition des options et des orientations, de pertinence dans l’application des différentes réformes et dans la mise en place des moyens institutionnels, juridiques, pédagogiques et budgétaires appropriés. Il s’agit de revoir l’ensemble du système existant et de le reconstruire en fonction des priorités et des engagements sociopolitiques déterminés entre l’Etat et ses partenaires, reconstruction qui ne peut se faire sans redéfinir la place du secteur privé au sein du système d’éducation et du système économique. L’EFTP s’inscrit dans la relation formation-emploi, et tant son adéquation aux besoins du pays que son développement et son adaptation continue ne peuvent se faire sans un pilotage efficace de l’Etat. Il en va de la cohérence, de la force et de l’équité du système.
Les présentes assises offrent une belle opportunité de partage de pratiques vertueuses et je formule alors le vœu que vos concertations aboutissent à des conclusions, recommandations et résolutions fortes à même de booster la mise en œuvre des politiques sectorielles et régionales de développement en faveur de la réalisation d’un bien-être plus grand des populations, et en particulier des jeunes. Au regard de vos compétences éprouvées, je ne doute pas un seul instant de la qualité de vos travaux et de l’atteinte des résultats attendus de ces assises.
Sur ce, je déclare ouverts les travaux de la 55ème session de la CONFEMEN.

Je vous remercie

Ouagadougou, le 04 septembre 2012

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