A travers ce programme, le gouvernement, suite à l’adoption de la SCADD et du PAGEDD, met en exécution cet engagement de campagne de son Excellence, Blaise COMPAORE, repris dans son programme quinquennal 2010-2015 : « bâtir, ensemble, un Burkina émergent ». En effet, le Burkina émergent, le développement durable, ne peut se réaliser sans une électrification intensive pour un désenclavement énergétique de notre pays. L’objectif fixé est de fournir l’énergie continue et stable à soixante pour cents des ménages à cet horizon.
Objectif très ambitieux si l’on sait qu’aujourd’hui, sur près de seize millions de Burkinabè moins de cinq millions en disposent ; soit deux pour cents des ménages. Trente six mille sur un million neuf cent quatre vingt mille ménages. La présente opération va coûter treize milliards cinq cent quarante quatre millions de francs dont une contre partie nationale de un milliard quarante quatre millions de francs. La République de l’Inde appuie le Burkina dans cette gigantesque opération avec le complément de financement ; soit l’équivalent de vingt cinq millions de dollars US. En plus de cette opération dénommée TEAM 9, car il s’inscrit dans un programme indien qui couvre neuf pays africains dont le nôtre, d’autres projets vont démarrer grâce à l’accompagnement d’autres partenaires. Parmi ceux-ci, il y a le programme présidentiel d’investissement. La somme de tous ces programmes et projets visent, à terme, l’électrification de toutes les communes de notre pays. Ainsi, deux cent quatre vingt dix neuf autres communes rurales bénéficieront de l’électrification d’ici cette date. « Demain ne ment pas » ; assurance du Gouverneur de la Région du Boulkiemdé aux populations, reprenant un proverbe du terroir mossi. Mais patience demande le ministre KABORE aux habitants des communes concernées ; mais surtout, bien reconnaissant à leur sagesse. Puis, il insiste : merci pour votre espoir toujours maintenue et vivace, merci pour la cofinance au dialogue, merci pour votre disponibilité au dialogue et à la concertation, merci pour votre sens de la responsabilité dans la longue ? très longue attente de la lumière ; du vecteur de développement ; de la sève nourricière de vos activités, de votre épanouissement tout court.
Après la fixation du premier poteau électrique de THYOU, son Excellence monsieur le Premier ministre s’est prêté au jeu de questions-réponses avec les forces vives de THYOU. Plus d’une heure d’horloge d’écoute et d’échanges sur les principales préoccupations des populations de la commune et des éléments de réponse de son Excellence monsieur le Premier ministre.
Dialogue direct avec THYOU
Introduit par le maire de THYOU, pour répondre aux questions de ses administrés, le Premier ministre TIAO réserve ses premiers mots à sa majesté, le chef coutumier de THYOU à qui il dit merci et salue sa présence qui est une marque de considération et de respect. Il félicite le député Aline KOALA et le maire, la population pour sa forte mobilisation. La substance de la suite de son intervention se résume ainsi qu’il suit : En venant ici ce matin, j’ai voulu vous transmettre les salutations du Président Blaise COMPAORE, pour toutes les actions d’accompagnement pour le retour de la paix suite à la crise de 2011. Je souhaite que la saison pluvieuse soit bonne pour couronner le travail des producteurs de bonnes récoltes. Je ne prends pas d’engagements que je ne peux tenir ; car, je ne veux pas être démagogique.
A vous entendre aussi, je trouve que vous êtes réalistes. Nous sommes tous conscients que l’ère de l’Etat providence est finie. L’Etat doit assumer d’immenses priorités, se consacrer à ce que les pouvoir décentralisés ne peuvent pas faire, à ce que les populations ne peuvent pas accéder. Par exemples les routes, les barrages, les hôpitaux, les universités, etc. Je vous invite, fils et filles de THYOU, ressortissants de THYOU chacun, en fonction de ses moyens, à apporter sa pierre à la construction de THYOU. Vous ne devez pas attendre que l’Etat clôture une école, vous achète une ambulance. Mettez la main à la pâte en tant que citoyen de la commune, à l’image de cette mutuelle de travailleurs de l’administration qui cotisent pour construire une action de solidarité.
A THYOU, l’on pourrait qualifier les attentes des populations vis-à-vis du gouvernement de « raisonnables » ; certaines sont même sans objet car en cours de réalisation ou déjà acquises mais non démarrées. Il en est ainsi de toutes les sollicitations en matière de barrages, de forages, (dont l’offre gouvernementale dépasse la demande ; vingt contre quinze), de château d’eau (projet financé par la BAD en cours), de pistes rurales, d’extension des aménagements hydro agricoles, de réfection de la résidence du préfet ; etc. Juste un déficit d’information et de communication entre responsables administratifs et administrés !
Par contre, certaines doléances demandent un examen et le Premier ministre a souhaité qu’on lui en donne le temps pour les apprécier avec l’équipe gouvernementale entre autres : la construction d’un marché à bétail, la réhabilitation du marché communal, la dotation de plate formes multifonctionnelles aux femmes, la maison de la femme ; l’érection de nouveaux villages, la construction de nouveaux CSPS, de nouvelles écoles, etc. La dernière catégorie de doléances a fait l’objet d’instructions et d’engagements de son Excellence.
A titre d’exemples : la suite vaine attendue du PAFASP après l’introduction d’une cinquantaine de demandes. Sur le champ, Luc Adolphe TIAO a instruit le coordonnateur du PAFASP de se rendre à THYOU dans la semaine pour réagir aux demandes des habitants de THYOU. Le Maire devra, en rapport avec le Directeur régional de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, dresser la liste des écoles sous paillottes à l’attention de son Excellence. Il en est de même pour les pistes rurales, des tracteurs…
Le Premier ministre s’est personnellement engagé à rechercher une ambulance d’occasion pour THYOU ; mais il veut prendre le temps qu’il faut, car cette ambulance ne sera pas acquise sur le budget de l’Etat. « Ne me bousculez pas », a-t-il alors requis. Pour les tables bancs, on verra d’ici la rentrée, ce qu’il est possible de faire pour vous appuyer. Je m’impliquerai aussi dans le suivi du dossier de bitumage de la route Sabou-Léo- frontière du Ghana. Un séjour enfin, dont le chef du gouvernement tire une grande satisfaction. La forte mobilisation des populations, leur engagement à s’impliquer dans les actions de développement à la base, le lancement de cette campagne d’électrification rurale qui opérationnalise un engagement fort du Chef de l’Etat dont l’exécution est une condition majeur de l’édification d’un Burkina émergent, sont autant de motifs de sa joie à l’issue de cette sortie à THYOU.
Première édition de la « Nuit du scoutisme » HOMMAGE AUX AINES, A LA MEMOIRE DES DISPARUS DU 17 JUILLET 1952
Le samedi 04 août 2012, son Excellence monsieur le Premier ministre a patronné la première édition de « la Nuit du scoutisme « organisée pour la toute première fois par le comité national dirigé par le président Abel SOME. L’événement a eu lieu dans la salle DIMAAKO de AZALAÏ Hôtel Indépendance de 19 heures à 23 heures 30 minutes. Un décor qui ravive les souvenirs des nostalgiques des beaux temps de leur séjour au sein du mouvement, une animation de circonstance, une ambiance de camp de scouts autour d’un joli feu de bois ! Tel est le cadre qui accueille à 21 heures précises, l’ancien Chef scout Luc Adolphe TIAO. Suite au cérémonial d’ouverture du camp simulé par les jeunes actifs, le Président SOME ouvre les interventions en rappelant ce que signifie être scout, ce qu’est le scoutisme, l’état de santé du mouvement aujourd’hui. Après une longue période de léthargie, le scoutisme renait au Burkina à partir de sa relance en 2006. Une renaissance-fusion qui regroupe dans la même structure les scouts, les guides et les éclaireurs. Un mouvement qui se revigore en termes d’effectif, qui se restructure en terme organisationnel mais un mouvement financièrement à reconstruire, sans fonds de roulement, vivant sur la contribution de quelques aînés, au gré des sollicitations pour répondre à des impératifs ponctuels. Ensuite, le chapitre témoignages pour se remémorer les circonstances de la mort de deux chefs scouts dans le fleuve Niger, en campagne vers ce pays, en voulant sauver leurs éléments des eaux en furie, ils se sont eux-mêmes noyés, emportés par le fleuve qui les rendra à la berge le lendemain ; 18 juillet, mettant tristement fin à une joyeuse randonnée scoute dans sa pure tradition. Y-a-t-il meilleur don de soi, sacrifice ultime pour autrui. Le rappel des faits par un témoin vivant, en larme a plongé la salle dans un silence de cimetière. Puis, une série de rappels de souvenirs plus décontractés avec au point culminant, cette fougueuse minute d’animation du Chef TIAO qui a emballé toute l’assistance. Ils sont nombreux nos responsables à avoir fait leurs premières armes dans le scoutisme et son Excellence TIAO a reconnu qu’il doit au scoutisme, en bonne partie ce qu’il est devenu aujourd’hui. « Dans le scoutisme, j’ai appris très tôt à assumer des responsabilités, à prendre des décisions ». Parmi les invités, on citera seulement les affiches de cette soirée : Le président de la cérémonie, le ministre Marie Joseph Aschille TAPSOBA, les deux parrains, Roch Marc Christian KABORE et Paramanga Ernest YONLY, tous deux anciens premiers ministres. L’on comprend qu’ils s’organisent en réseau (RENASAB) pour redonner consistance à leur cadre d’éducation, de formation à la vie civique et citoyenne. Aussi, ils n’ont pas marchander leur présence à cette soirée inédite ; ni leurs poches puisque en fin de soirée, la collecte de donations a enregistré plus de deux millions cent onze mille francs de dons en espèces et promesses de dons. De quoi justifier la reconnaissance de toute la nation au mouvement scout à travers une élévation au grade de Chevalier dans l’ordre national. La médaille a été remise par Son Excellence Luc Adolphe TIAO, patron de « Nuit » au président du comité national, Abel SOME. Plus qu’un espoir, en 2013, le Chef SOME pense déjà à la deuxième édition. IN CHA ALLAH ! et, selon la promesse scoute, que chacun des participants a bien voulu renouveler en la circonstance, en fin de soirée. La Direction de la communication
