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Discours du Premier ministre, Son Excellence Beyon Luc Adolphe Tiao à l’occasion de la 12 rencontre Gouvernement-secteur privé

lundi 30 juillet 2012

• Madame la Présidente de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso ;
• Monsieur le président de la Chambre de commerce et de l’industrie, section territoriale de l’Ouest ;
• Monsieur le maire de la Commune de Bobo-Dioulasso
• Monsieur le Gouverneur de la Région des Hauts-Bassins ;
• Monsieur le Président du Conseil Régional des Hauts-Bassins ;

• Mesdames et Messieurs les représentants de la coopération bilatérale et multilatérale ;
• Monsieur le Maire de la Commune de Bobo-Dioulasso ;
• Distingués représentants du secteur privé ;
• Mesdames et Messieurs ;

En ce moment solennel d’ouverture de la douzième rencontre Gouvernement/Secteur privé, je vous invite à observer une minute de silence à la mémoire de El Hadj Oumarou KANAZOE, anciennement Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso, qui nous a quitté le 19 octobre 2011.

Son statut exceptionnel, son génie dans les affaires resteront à jamais gravés en lettres d’or dans les annales du milieu des affaires de notre pays.
C’est avec une vive émotion que je renouvelle au nom du Président du Faso et au nom du Gouvernement, notre hommage mérité à ce grand bâtisseur de la nation burkinabè. Puisse le Tout- Puissant lui concéder toute sa miséricorde et, accorder à ses successeurs, la sagesse, l’ouverture, la pondération, la tolérance bref, toutes les qualités morales et intellectuelles qui ont fait de El Hadj Oumarou Kanazoé, un grand rassembleur et un fédérateur, pour continuer avec plus de succès, son œuvre de construction de la Patrie.

• Mesdames et Messieurs les représentants du secteur privé ;
• Madame la présidente ;
Je voudrais saluer votre action à la tête de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso et remercier El Hadj Dianguinaba BARRO, Vice-président de la Chambre de Commerce et d’Industrie et, Président de la Section territoriale de Bobo-Dioulasso, pour votre disponibilité et pour la parfaite organisation de cette rencontre.

J’exprime toute la reconnaissance du Gouvernement aux autorités administratives, politiques et coutumières de la région des Hauts-Bassins et en particulier, aux habitants de la ville de Sya, pour l’accueil chaleureux dont ma délégation et moi-même avons été l’objet depuis notre arrivée à Bobo-Dioulasso. Je salue également tous ceux qui ont effectué le déplacement pour prendre part à cette rencontre.

Permettez-moi de saisir l’occasion pour renouveler toute notre gratitude à l’ensemble de nos partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent. Leur présence à nos côtés ce matin traduit tout l’intérêt qu’ils accordent à la promotion du secteur privé de notre pays.

• Mesdames et Messieurs ;

L’institutionnalisation de la Rencontre Gouvernement/ Secteur Privé, voulue par le Président du Faso, vise à instaurer un cadre de dialogue permanent autour des questions majeures de développement en vue de créer un environnement propice aux développement affaires. Cela est indispensable pour mieux accompagner le secteur privé afin qu’il puisse jouer pleinement son rôle moteur de la croissance économique, de pourvoyeur d’emplois et de revenus.

Ce cadre de dialogue, après onze éditions amorce sa phase de maturité. Nous devons par conséquent nous féliciter de sa tenue régulière et des progrès déjà réalisés. Il a permis sans nul doute, d’engranger des acquis importants dont les plus significatifs sont à mon avis :

-  le relèvement du Burkina Faso à la quatrième place des pays les plus réformateurs au monde selon le rapport Doing Business 2011 ;

-  la création des Centres de Formalité des Entreprises (CEFORE) et la réduction des délais de création d’entreprise ;

-  la simplification des procédures de paiements des impôts et la réduction du nombre de taxes et d’impôts ;

-  la baisse du taux de l’impôt sur le bénéfice, passant de 35% à 27,5% en 2010 ;

-  la mise en place du fonds séquestre et la création du Centre d’Arbitrage, de Médiation et de Conciliation de Ouagadougou (CAMCO) comme mode alternatif de règlement de litiges en matière d’affaires ;

-  la relecture du Code des investissements en 2010.
-  L’adoption le 4 janvier 2012 par l’Assemblée nationale de la loi 25 portant facilités fiscales et douanières pour les investissements de la SCADD.
Nous sommes conscients que malgré ces avancées, des efforts restent à faire en termes d’amélioration du climat des affaires, de fiscalité, de coût de l’énergie et de lutte contre la fraude et le faux.

C’est pourquoi, le Gouvernement, tout en approfondissant les réformes en cours, s’est engagé à entreprendre de nouvelles réformes pour stimuler davantage le climat des affaires en vue de renforcer la compétitivité de l’économie nationale.

Le lancement du nouveau programme d’amélioration du climat des affaires intervenu le 14 février dernier et la création du secrétariat permanent chargé des réformes des licences d’affaires s’inscrivent dans cette dynamique.

• Mesdames et Messieurs les représentants du secteur privé ;

Dans la perspective de contribuer à relever les grands défis de développement, le Burkina Faso s’est doté d’un nouveau référentiel, la Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable (SCADD) qui couvre la période 2011 – 2015. Cette stratégie, élaborée de manière participative, fait du secteur privé le moteur de la croissance et met particulièrement l’accent sur :

-  la promotion des pôles de croissance ;

-  le développement des filières porteuses ;

-  la promotion des niches et des grappes d’entreprises ;

-  la promotion d’une croissance pro-pauvre pour lutter efficacement contre la pauvreté de notre pays.

Le succès de la mise en œuvre de cette stratégie est cependant tributaire de la capacité de l’ensemble des acteurs de la vie nationale à renforcer la synergie d’actions autour des questions essentielles de développement, pour asseoir les fondements d’un développement durable.

Je lance donc à nouveau, un appel à toutes les couches socioprofessionnelles du pays, à une mobilisation plus accrue afin d’apporter une contribution significative dans l’exécution de notre stratégie commune, la SCADD.

J’ai la ferme conviction que les acteurs du secteur privé installés sur le territoire national, fort du soutien habituel de l’Etat, pourront exploiter de manière optimale, toutes les opportunités d’investissements mises en évidence à travers la SCADD.

Le Gouvernement pour sa part, continuera d’apporter au secteur privé tout l’appui nécessaire à son rayonnement.

• Madame le présidente ;
• Mesdames et Messieurs les représentants du secteur privé ;

J’apprécie à sa juste valeur le choix du thème de la présente rencontre intitulé : « Onze éditions de rencontre Gouvernement/Secteur Privé : bilan et perspectives ». En décidant de consacrer une édition entière à cette réflexion, le Gouvernement est convaincu que les résultats qui en découleront serviront de tremplin pour un nouvel essor du secteur privé.

Cet exercice va nous permettre, j’en suis persuadé, de revisiter notre cadre de concertations afin d’opérer les ajustements nécessaires pour lui insuffler une dynamique nouvelle. Cela constitue une réponse à l’engagement pris par le Gouvernement à la onzième édition.

L’évaluation de notre cadre de dialogue est nécessaire pour appréhender les forces mais aussi les faiblesses de ce dispositif en vue d’y remédier ; le but visé étant un meilleur accompagnement du secteur privé dans son élan de croissance afin qu’il puisse se développer de manière harmonieuse et renforcer ainsi sa contribution à l’économie nationale.

Je voudrais, en votre nom à tous, féliciter les personnes ressources, commises à la tâche, pour élaborer le rapport introductif à nos échanges. Je salue la qualité de ce rapport qui élucide le bilan de la mise en œuvre des engagements pris de part et d’autre, au cours des éditions écoulées.

Aujourd’hui, comme nous y invite notre thème, nous marquons une pause, afin de tirer le bilan des onze (11) éditions de la rencontre annuelle Gouvernement/ Secteur Privé, en vue de lui insuffler une nouvelle dynamique.

L’objectif visé est qu’à l’issue de cette douzième session, cette instance contribue de façon décisive, à l’émergence d’un secteur privé plus compétitif.

Mesdames, Messieurs les participants ;

De manière spécifique, il s’agira pour nous :

• d’apprécier le format actuel de la rencontre annuelle Gouvernement/Secteur Privé, en faisant ressortir clairement ses acquis, ses forces et ses faiblesses ;

• de juger de la pertinence de la périodicité actuelle de la rencontre et, au demeurant, de faire des propositions ;

• de dresser le bilan du respect des engagements pris par les parties ;

• de faire un point des préoccupations solutionnées et de celles qui, jusque-là, n’ont pas reçues de suite appropriées ;

• de proposer les modalités pratiques de mise en œuvre et de suivi-évaluation des recommandations issues de la rencontre Gouvernement / Secteur Privé ;

• de formuler des recommandations en vue d’améliorer le cadre de concertation Gouvernement/Secteur Privé.

Mesdames et Messieurs ;

Je réaffirme ici solennellement, que le Gouvernement continuera de déployer les efforts pour renforcer le bien être des Burkinabè et donner plus d’opportunités au secteur privé afin de lui permettre de jouer efficacement son rôle moteur de la croissance.

Compte tenu de la franchise qui a toujours caractérisé nos échanges, et de notre détermination à aller vers un dialogue beaucoup plus fécond, j’ai bon espoir, qu’au terme de nos travaux, les objectifs fixés seront pleinement atteints.

Avant de clore mon propos, j’ai l’honneur de vous transmettre les salutations et les encouragements de SEM Blaise Compaoré, président du Faso. Il vous réaffirme sa foi au secteur privé et votre capacité à œuvrer pour un Burkina Faso émergent.

Je vous invite à faire des propositions constructives devant permettre d’opérer des ajustements nécessaires pour aller vers l’émergence d’un secteur privé burkinabé qui gagne sur tous les fronts de la compétition internationale ; un secteur privé capable de jouer pleinement son rôle de moteur du développement économique et social de notre pays.

Je reste persuadé que la belle cité de Sya, qui a vu naître la Rencontre Gouvernement/Secteur Privé, dans son cadre enchanteur, nous permettra d’engranger des résultats à la hauteur de nos attentes.

Sur ce, je déclare ouverte la douzième rencontre Gouvernement/Secteur privé et souhaite plein succès à nos travaux.

Je vous remercie.

Bobo-Dioulasso, le 30 juillet 2012

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