A propos de la situation au Mali, le diplomate suisse a déclaré qu’elle est préoccupante et que son pays s’est engagé tout comme le Burkina à soutenir cette nation dans ses durs moments. « Nous avons aussi parlé de la Côte d’Ivoire qui est d’abord un pays où je suis basé, et où le Burkina a joué un rôle très important ; j’ai aussi pendant toute la durée de la crise eu un contact étroit avec monsieur Boureima Badini, le représentant spécial du facilitateur le Président du Faso » a-t-il précisé.
En ce qui concerne la coopération suisse, l’ambassadeur dit avoir annoncé une très bonne nouvelle au Premier ministre, à savoir que la Suisse va augmenter sa coopération de l’ordre de 50%. Non seulement le Burkina reste un partenaire privilégié de la Suisse en Afrique, parce que la politique de la Suisse consiste à concentrer sa coopération sur peu de pays, mais pour ce qui concerne le Burkina, elle entend la renforcer. Il s’agit d’une politique bien réfléchie qui a été décidée avant la libération de l’otage. Justement, monsieur vogelsanger dit avoir saisi l’occasion pour féliciter chaleureusement le Premier ministre pour l’appui que la Suisse a reçu de la part de la nation amie qu’est le Burkina Faso, lors de la récente affaire de la prise en otage d’une femme suisse à Tombouctou.
J’ai même dit au Premier ministre que le Burkina nous a sauvés d’un cauchemar national, éventuellement même d’une tragédie a avoué monsieur l’ambassadeur. Traditionnellement, le pilier de la coopération suisse au Burkina Faso s’inscrit dans les domaines de l’économie rurale, l’agriculture, l’artisanat, la gouvernance locale, la décentralisation, la bonne gouvernance et l’éducation a rappelé le diplomate. Toutefois a-t-il ajouté, la Suisse s’est engagée à appuyer le Burkina Faso dans la crise alimentaire aggravée par l’arrivée des refugiés maliens.
