Inauguré en septembre 2010, l’Hôpital national Blaise COMPAORE ne donne pas satisfaction à Luc Adolphe TIAO. Aussi, a-t-il décidé de donner un coup de fouet réparateur à toutes les contraintes qui bloquent le fonctionnement de l’établissement depuis près de deux ans. A l’audition de la présentation faite par le Directeur général de l’Hôpital, on ne peut que lui donner raison.
En une année, seulement un millier de patients ont été consultés dans cet Hôpital de référence. La majorité des deux cent cinquante neuf (259) agents viennent tous les matins, se tournent les pouces et retournent le soir chez eux et sont payés tous les mois. De la multitude de services disponibles théoriquement, seulement deux fonctionnement à peu près normalement. Les raisons sont toutes aussi multiples que les disfonctionnements notés. Elles vont de la non formation du personnel sur les équipements aux manques de certains équipements en passant par les composants, des équipements toujours dans les cartons, non déballés, déballés et partiellement installés, etc.
A qui la faute ? La réponse obtenue des responsables nationaux de l’Hôpital et de l’entreprise chinoise attributaire du marché laisse comprendre qu’il y a un dialogue de sourd né d’une mauvaise communication entre les deux parties. Au terme de deux heures de visite des équipements et salles de soins, d’écoute des différents acteurs, le Premier ministre tranche : Désormais, je vais personnellement superviser les concertations en vue d’un fonctionnement rapide de l’Hôpital. L’équipe dirigeante de l’Hôpital est instruite de remettre au ministre de la santé sous sept jours un rapport diagnostic sur la situation de l’établissement. Le ministre fera parvenir à la partie chinoise, ledit rapport. L’entreprise chinoise elle est tenue de préparer les éléments de réponses à ce diagnostic dans les meilleurs délais.
Déjà, elle est tenue d’exécuter ses engagements pris lors de la visite ; entre autres : compléter les composants manquants, assurer la formation des agents sur certains équipements, compléter et installer d’autres équipements. Dans un mois, précisément le 05 juillet 2012, le Premier ministre reviendra personnellement présider une séance de travail pour faire le point de la mise en œuvre de ces mesures. Il en sera ainsi désormais tous les mois. D’ici là, il veut une date et, un planning pour la réception définitive du matériel de l’Hôpital.
Au personnel, Luc Adolphe TIAO leur a adressé ses encouragements avant de les inviter à faire de cet Hôpital, le leur. Leurs contributions sont tout aussi attendues pour résoudre les difficultés soulevées. Quand aux questions qui relèvent de la compétence du gouvernement, l’exécutif assumera aussi sa part de responsabilité. Parmi ces préoccupations, le statut de l’Hôpital. Sur ce point précis, l’option est prise de faire de l’Hôpital national Blaise COMPAORE ? Un établissement à gestion de type privé. Ainsi, d’autres partenaires pourront se joindre à l’Etat pour faire en sorte que cet Hôpital fonctionnement à merveille, soit un établissement de référence, à l’image du nom de l’illustre personnalité dont il porte le nom.
C’est la seule alternative viable, par exemple pour apporter une solution au financement de l’établissement. Actuellement, il bénéficie d’une subvention de un milliard et demi par an. Selon l’estimation de la direction générale, il lui en faudrait quatre milliards pour fonctionner correctement. Le plan de financement préparer propose une subvention dégressive sur cinq ans avant que l’Hôpital ne recouvre son autonomie financière. Inspiré par les exemples chinois, le Premier ministre est convaincu que l’implication du privé doit être explorée comme une issue possible pour résoudre ce problème.
Cette visite qui sonne comme un nouveau départ pour l’Hôpital national Blaise COMPAORE redonne de grands espoirs au personnel qui voit déjà ses aspirations en voie d’être comblées. Ainsi, son Excellence soutiendra qu’il est compréhensible que travaillant dans un établissement de grand standing, géré par un système de gestion privé, les agents s’attendent à être mieux payés que dans un hôpital public. En contrepartie, leur engament et leur rendement devront tout aussi refléter leur rémunération. En tant que pionniers, ils doivent être des exemples et en contre partie, on pourrait élever une stèle portant leurs noms en cette qualité pour la postérité. Tant de baume à leur cœur et qui leur arrachera à chaque fois une salve d’applaudissement pour témoigner de la convergence de vue entre eux et le Premier ministre. C’est au moins sûr, ce type de visite, le personnel de l’Hôpital national Blaise COMPAORE en redemande !
