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Discours d’ouverture de son excellence monsieur Beyon Luc Adolphe Tiao, premier ministre, chef du gouvernement à l’occasion de la 6e semaine du débat économique (edition 2012)

mardi 5 juin 2012

• Mesdames et Messieurs les Présidents des groupements et associations professionnels ;

• Mesdames et Messieurs les Directeurs et chefs d’entreprises ;

• Monsieur le Président de l’Université Ouaga 2 ;

• Monsieur le Directeur du Centre d’Etudes, de Documentation et de Recherches Economiques et Sociales (CEDRES) ;

• Mesdames et Messieurs les Enseignants-chercheurs ;

• Chers étudiants ;

• Honorables invités ;

• Mesdames et Messieurs ;

• Chers participants ;

En choisissant de mener la réflexion autour de la problématique du développement du secteur privé burkinabè, vous apportez une précieuse contribution à la mise en œuvre de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD).

La SCADD qui est notre nouveau référentiel de gestion économique pour la période 2011-2015, faut-il le rappeler, a été élaborée de manière participative et adoptée par le Gouvernement en décembre 2010. Elle s’appuie sur les enseignements tirés du bilan de la mise en œuvre du deuxième Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) ainsi que des défis que nous devons relever, notamment dans l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). L’objectif global visé à travers la SCADD, je le rappelle, est de réaliser une croissance économique forte, soutenue et de qualité, génératrice d’effets multiplicateurs sur l’amélioration du niveau des revenus, de la qualité de vie de la population et soucieuse du respect du principe de développement durable.

Le modèle de croissance retenu dans cette stratégie fait du secteur privé le moteur de la croissance. En effet, la SCADD vise à rendre le secteur privé plus dynamique en termes de création de richesses et d’emplois. Elle met par conséquent l’accent sur la promotion des pôles de croissance, le développement des filières porteuses, la promotion des niches et des grappes d’entreprises, ainsi que sur la promotion d’une croissance en faveur des pauvres.

Mesdames et Messieurs,
Chers participants,

Durant une semaine, vous aurez à échanger autour du thème central ci-après : « Secteur privé burkinabè : Logique et dynamique ». Le choix de ce thème vient à propos au moment où le gouvernement voudrait que le secteur privé soit réellement le moteur de la croissance de notre pays. Aussi toute la problématique est-elle de savoir comment changer de paradigme pour qu’il y ait moins d’Etat et plus de privé tout en promouvant un développement économique et social durable.

Vous convenez avec moi que le Burkina Faso a enregistré ces dernières années, d’importantes avancées en matière d’assainissement du climat des affaires. Cependant, l’impact attendu de l’amélioration du climat d’affaires, notamment l’augmentation des investissements privés reste encore limitée et les défis à relever sont encore importants. Parmi ces défis, je citerai :

1) La poursuite de la réforme fiscale, en simplifiant davantage les procédures pour les rendre plus transparentes. Ainsi, nous accroitrons l’efficacité de la politique fiscale, nous consoliderons nos ressources internes et partant, les investissements à partir de nos ressources propres pour soutenir et mieux stimuler la croissance ;

2) La poursuite de la réforme de la justice pour renforcer son efficacité ;

3) L’intensification de la lutte contre la corruption, la fraude et le faux dans la perspective d’éradiquer ce fléau et d’instaurer durablement une concurrence saine dans les affaires ;

4) Le renforcement des capacités des acteurs du secteur privé à travers un accompagnement approprié des opérateurs économiques ;

5) L’accès au financement des initiatives privées : il s’agit là d’une question primordiale qui conditionne l’émergence de l’initiative privée au Burkina Faso. Il appartient aux chefs d’entreprises et aux porteurs de projets de développer les stratégies d’accès auprès des structures de financement existantes. Mais, il revient à celles-ci aussi de faire preuve d’innovation et d’audace en matière de financement des PME/PMI et des petits opérateurs du secteur informel.

Mesdames et Messieurs,

Dans le cadre de la mise en œuvre de la SCADD, le Gouvernement entend offrir toutes les facilités et la sécurité nécessaire aux investissements privés. Outre les réformes déjà engagées visant à améliorer le climat des affaires, il a adopté le second « Programme d’amélioration du climat des affaires au Burkina ». Ce programme porte principalement sur la simplification du régime de délivrance des « licences d’affaires » et sur la mise en œuvre des actes uniformes révisés de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA).

La mise en œuvre de ce programme permettra de consolider nos acquis en matière d’amélioration du climat des affaires par la mise en place d’un cadre juridique et judiciaire favorable à l’investissement, conformément aux objectifs du traité OHADA.

Chers participants,

Avant de terminer mon propos permettez-moi de saisir l’occasion pour formuler à l’endroit du Directeur du CEDRES et de toute son équipe, nos vives félicitations et nos encouragements pour cette initiative qui est déjà à sa 6e édition ainsi que pour toutes les autres initiatives heureuses prises en faveur de la vulgarisation des résultats de la recherche.

Plus qu’une institutionnalisation, cette dynamique ancre et consolide une tradition d’excellence et de promotion de bonnes pratiques dans le domaine de la prospective au service du développement.

Je ne peux passer sous silence la brillante distinction obtenue par le CEDRES en 2011, qui figure désormais dans le cercle restreint des meilleurs Centres de recherche au monde et qui se positionne comme le premier Centre de recherche des pays francophones selon le classement effectué par le Département des relations internationales de l’Université de Pennsylvanie aux Etats Unis d’Amérique.

Cette distinction qui honore toute l’Afrique et en particulier notre pays est à mettre à l’actif des chercheurs, partenaires et travailleurs du CEDRES à travers les contributions remarquables qu’ils apportent à l’économie nationale et sous-régionale. Je les exhorte à poursuivre dans cette dynamique, en développant de nouvelles initiatives devant leur permettre d’améliorer ces performances.

Je souhaite que les riches expériences acquises par le CEDRES soient largement partagées par d’autres Centres de recherche dans la perspective de consolider nos acquis et de relever de nouveaux défis en matière de recherche et de vulgarisation des produits de la recherche.

Je voudrais vous réaffirmer la disponibilité du Gouvernement à soutenir toute initiative, à l’image de celle du CEDRES, dont le but est de contribuer à créer des conditions fertiles pour le développement d’un secteur privé fort et dynamique.

Sur ce, je déclare ouverte, la 6e édition de la semaine du débat économique.

Je vous remercie.

Ouagadougou, le 04 juin 2012

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